J’ai surmonté la maladie de Lyme Laura Arnal

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Laura est une mère de famille dont l’énergie débordante pâlit à mesure que des douleurs inexpliquées démolissent son quotidien, le transformant en supplice.
Un témoignage que l’on lit comme un roman et qui rejoint celui de nombreux malades de Lyme : diagnostic tardif aux conséquences dramatiques ou triste invitation à s’accommoder du fardeau hérité d’une piqûre de tique.

À travers les histoires de Laura et de sept témoins, ce livre est un encouragement à envoyer promener la fatalité et un plaidoyer en faveur de la recherche sur Lyme, dont les ravages, influencés par les changements climatiques, ne font hélas que commencer.

Un récit qui porte l’espoir de surmonter la maladie de Lyme.

Laura Arnal est consultante free-lance en management de projets franco-allemands et traductrice. Elle consacre une partie de son temps à l’information des personnes atteintes de Lyme.

Charlotte de Sagazan-Guttinger a travaillé en agence de publicité et pour des ONG avant de se lancer dans l’écriture.

Extrait du blog de Laura  J’ai souvent trouvé sinon réducteur, en tout cas simpliste d’attribuer l’aboutissement heureux d’un projet au simple fait d’une rencontre opportune….

Il faut bien plus que cela pour mener une idée là où l’on rêve qu’elle aille. Il faut de l’endurance, de la créativité, de l’auto-critique, de l’ambition, de la conviction et tant d’ingrédients encore….

Pourtant le livre “J’ai surmonté la maladie de Lyme” qui sort aujourd’hui, est bien le fruit d’une rencontre : celle de deux besoins ardents, qui ont longtemps affleuré sans jamais s’être autorisés à naître vraiment.

Lors d’une occasion aussi banale qu’un dîner entre amis, Laura dévoile à sa voisine de table son envie profonde et réfléchie de témoigner des longues années qu’elle a passé à livrer une lutte sourde et parfois solitaire contre la maladie de Lyme, cette pathologie qui tour à tour affole, fait polémique et souvent détruit. Les difficultés qu’elle a traversées ont laissé de nombreux stigmates dans ces souvenirs autant que dans son quotidien mais le plus dur est derrière elle. Alors elle a envie de partager son chemin désormais heureux vers la guérison, animée par l’espoir qu’il en guidera certains. Elle se dit aussi qu’elle pourrait participer à bouger les lignes des autorités de santé, qui depuis des années pourtant, piétinent inlassablement autour de cette maladie dont on ne sait rien, raison pour laquelle sans doute il s’en dit beaucoup.

Sa voisine de table, c’est moi. Sensible au valeureux combat de Laura, je l’ai toujours été. Mais quand elle en vient à me parler de ce projet de récit, tous mes sens qui flirtaient jusque là entre différents babillages et d’exquises saveurs, se concentrent instantanément sur notre discussion. Le vacherin aux fraises dont l’odeur estivale chatouille mes narines peut bien attendre, tout comme le dernier potin que la maitresse de maison à ma gauche s’apprête finalement à pondre tout chaud à son hôte juste en face, puisque moi déjà je ne l’entends plus. J’écoute Laura parler de l’embryon de son projet, et ce faisant je laisse les fraises narguer quelqu’un d’autre et le ragot souffler vers d’autre oreille plus attentive. J’écoute Laura parler et je me dis que j’aimerais tant habiller de mes mots son histoire !

Maintenant il faut oser. Saisir cette occasion même si mille craintes dont celle du refus de Laura – qui se sait même pas que j’apprécie écrire – attendent en embuscade. Je me lance et pour ma plus grande joie, reçois le meilleur accueil.

Vient alors de s’écrire autour d’une table la première ligne d’un livre. Suivront dix-huit mois de travail et des kilomètres de messages de Laura me racontant avec forces détails une bagarre menée à l’aide d’une seule arme : sa volonté. La rencontre comme source de mille fruits n’est résolument pas réservée aux amoureux ni aux génies : restons attentif, elle passe peut être en ce moment-même, là, juste à côté !

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