Auteur Mélanie Chereau INREES Yule, Imbolc et Ostara, trois fêtes qui honorent la Terre

Yule, Imbolc et Ostara, trois fêtes qui honorent la Terre
Savoirs ancestraux

source : www.inrees.com
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Hérités des fêtes celtes, célébrés pendant des millénaires et transformés en fêtes chrétiennes par l’Église catholique, les sabbats Yule, Imbolc et Ostara connaissent un renouveau païen.

Il existe tellement de points communs entre les fêtes païennes et les fêtes chrétiennes que l’on en comprend l’héritage. Lorsque le clergé a voulu s’imposer, notamment en France, le plus simple pour lui a été de transformer les fêtes déjà existantes dans la culture de la population, en fêtes catholiques. Pour cela, quelques ajustements ont été nécessaires.

Aujourd’hui, on peut continuer à associer les deux, ou bien ne conserver que les symboles prépondérants qui sont liés à la nature et aux temps forts des saisons, pour se connecter à ces puissants portails énergétiques. Revenons sur les trois fêtes situées entre le 21 décembre et le 21 mars.

Yule

Fêtée le 21 décembre, elle correspond au solstice d’hiver (le mot vient de jol qui veut dire solstice). C’est un sabbat « mineur », c’est-à-dire qu’il marque la saison. Pour nous, c’est le début de l’hiver, mais aussi le moment où les journées vont rallonger. Les Celtes célébraient la naissance du dieu Soleil à cette date. Ils avaient besoin de se rassurer et de célébrer avec des lumières et des feux, afin de traverser cette période plongée au cœur de la nuit et du froid. On faisait brûler une bûche (qui est symbolisée par un dessert, de nos jours), et « cette bûche devait venir de son propre pays, et même potentiellement de sa propre région, être allumée avec le dernier morceau de la bûche de Yule précédente, et brûler lentement durant douze jours avant de s’éteindre. Puis on prenait les cendres et on les mêlait aux graines ensemençant les futurs champs à venir pour s’assurer la fertilité des champs et la bénédiction du symbole solaire », raconte Marie-Anne Todeschini(1). Pourtant, dans le silence apparent de la nature, les graines commencent à germer. L’association avec la naissance de Jésus pour les chrétiens et le glissement vers le 25 décembre datent d’environ 270 apr. J.-C.

Symboliquement :
C’est le triomphe de la lumière sur les ténèbres, de tout ce qui renaît après la mort, du passé dont on peut tirer de l’espoir. « Tout comme la graine qui ne trouve son énergie qu’au centre d’elle-même, c’est au plus profond de chacun qu’il faut chercher la force et la lumière », explique Claire Duclaye dans son calendrier païen. Elle nous invite aussi à abandonner ce qui fait obstacle à la lumière, comme les attachements obsolètes, notamment matériels, qui empêchent d’avancer.

Consciemment :
C’est la maturation des acquis ; on repense à ce que l’on a accompli, et on se tient prêt pour ce qui va advenir. On fait face à ses ténèbres et on se connecte avec les énergies de l’hiver, lentes et profondes. En regardant ensuite vers la lumière, on fait le point sur ses progressions, notamment spirituelles, et on prie nos ancêtres, les esprits, ou qui l’on veut, de nous aider à affronter les moments difficiles.

Concrètement :
Les rituels à pratiquer pour célébrer Yule comme autrefois. On décore une bûche ramassée pendant Mabon et on glisse des vœux sous l’écorce ; on la fait brûler sans utiliser de fer, on récupère les charbons pour porter bonheur ou pour servir d’onguent et on utilisera les cendres comme engrais. Si l’on a un autel (ou une cheminée), on le décore de branches d’arbres aux feuillages persistants, comme le pin. On pare un arbre, qui sera ensuite replanté, de bâtons de cannelle, d’agrumes, de sachets d’épices et de cristaux. Enfin, on cuisine des gâteaux et des mets d’hiver, qu’on offrira en famille. La plante associée est le gui, qui abonde en cette période ; sacrée pour les druides, elle représente le renouvellement et protège des esprits malins. On s’embrasse sous une botte accrochée à la porte d’entrée pour se porter bonheur. Dans les traditions nordiques, les dieux venaient récompenser ceux qui avaient bien agi durant l’année en remplissant leurs chaussettes de trésors. Si aujourd’hui, on s’offre des cadeaux à Noël, cela nous vient plus directement des Scandinaves que de Jésus-Christ.

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