Quel avenir pour l’électrohypersensibilité ?

 

Le modèle de la société urbaine du XXIe siècle évolue inexorablement vers un système d’utilisation maximale de la technologie électromagnétique. Ce modèle impose à l’humain de nouveaux concepts tels que les villes intelligentes (smart city), bâtiments intelligents, logements intelligents, voitures intelligentes, etc., le tout étant considéré comme les nouveaux besoins et usages de la ville d’aujourd’hui et de demain.

 

Les spécialistes estiment, dans ces villes, à quelque 1 million d’objets connectés par kilomètre carré et environ 30 objets connectés par logement d’ici 1 à 3 ans.

Les décideurs que sont les politiques, urbanistes, aménageurs, architectes, promoteurs, etc. voient dans les connexions intensifiées des zones urbaines une amélioration significative de la qualité de vie de la population. Pratiquement tous les secteurs sont concernés par cette évolution technologique couramment appelée IoT, acronyme de Internet of Things, « Internet des objets ».

Les secteurs d’applications des IoT sont nombreux. Ils concernent les industries et entreprises, l’automobile, le transport et la logistique, la santé, la sécurité et le secteur public.

Pour arriver aux résultats attendus, les grandes villes ont d’ores et déjà commencé à implanter des smart pôles, des « poteaux intelligents ». Pour que le système fonctionne correctement les poteaux ne doivent pas être distants de plus de 400 m, ce qui oblige d’en implanter plusieurs par rues, avenues, rocades, parkings, espaces verts, parcs, places, etc. Ces poteaux intelligents font partie d’une nouvelle étape d’une panoplie de mobilier urbain intelligent venant s’ajouter aux différentes antennes Wifi, Wimax, Bluetooth, BLR, téléphonies mobiles 3G, 4G déjà en place et 5G, une nouvelle étape, en partie installées, le plus grand nombre de nouvelles antennes restant à venir.

Dans ce monde d’information et de communications électromagnétiques, partout à tout moment, existe une partie de la population souffrant d’électrohypersensibilité (EHS). Celle-ci est estimée à 5 % de la population générale, soit environ 3 370 000 personnes en France sur une base de calcul de 67 390 000 personnes en 2020. De fait, ces personnes sont confrontées, indépendamment de leur volonté, à la modification du milieu de vie par l’augmentation du nombre de sources électromagnétiques et la mise en service de nouvelles fréquences.

Dans une telle situation, la personne électrohypersensible est en droit de s’interroger sur la pertinence de continuer à vivre en ville et sa capacité de mettre en œuvre, avec l’aide d’un géobiologue, les moyens lui permettant de vivre en présence de l’ajout permanent de nouvelles technologies électromagnétiques.

Bernard OLIFIRENKO
Géobiologue,
Saint-Ferréol, le 7 octobre 2021.

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