Burnt out

Le burn-out, maintenant précédé du burn-in, est devenu un mal universel dans un
monde où tout s’accélère et dans lequel nous devons être performants à chaque étape
de notre vie. Ce terme, souvent galvaudé, est un sujet préoccupant. Alors, de quoi
parle-t-on précisément quand on évoque le burn-out ?

Les mots stress et burn-out font désormais partie de notre quotidien et de celui de nos proches. Nous subissons un environnement bruyant, pollué, agité en  permanence, avec des contraintes et des obligations de plus en plus nombreuses, auxquelles nous devons répondre en temps réel, notamment à l’heure d’Internet et des réseaux sociaux. Nous sommes sursollicités et devons être joignables constamment, sans la possibilité de laisser de répit à notre cerveau qui sature d’informations. Notre capacité d’adaptation diminue, s’épuise et, un jour, s’effondre.

Burn-out : de quoi s’agit-il ?
Le burn-out, défini comme un « syndrome d’épuisement professionnel » (SEP), fait suite à un surmenage chronique, plus ou moins long. Il s’étend de nos jours à la sphère familiale pour les parents débordés, souvent les mères,
mais aussi à celle des études pour les étudiants sous pression. Ce concept est apparu dans les années 1970 avec le psychanalyste Herbert Freudenberger dans son ouvrage Burnout : The High Cost of High Achievement (L’épuisement professionnel, la brûlure interne, éditions Gaëtan Morin, 1998). On parle de « brûlure interne » pour exprimer le « petit feu qui
consume » sans que l’on s’en rende compte, avant de provoquer une implosion. Même s’il est surtout lié au XXIe siècle, l’épuisement au travail a déjà été identifié par le médecin Samuel Tissot presque trois siècles plus tôt, en 1770, puis portera le nom de « fatigue industrielle » vers 1920. Dans les années 2000, la médiatisation des salariés japonais morts en raison d’un surmenage au travail ou le suicide des salariés chez Renault ou France Télécom illustrent de façon dramatique ce sujet. Nous avons tous à l’esprit ce récent « fait divers » : le suicide sur son lieu de travail de Christine Renon, directrice d’école en SeineSaint-Denis. Cependant, si le médecin Hans Selye publie, en 1956, The Stress of Life (Le stress de la vie, éditions Gallimard, 1962) et met en évidence les différentes étapes du stress et sa répercussion sur les systèmes nerveux, immunitaire et
endocrinien, à ce jour le burn-out n’est toujours par reconnu comme maladie professionnelle. Il concernait pourtant en 2014, en France, 3,2 millions de personnes, serait l’un des motifs principaux de consultations et coûterait à la Sécurité sociale entre 2 et 3 milliards d’euros chaque année. Cette « maladie », dont la réalité remet en question l’organisation de notre société, le système de management au travail et son  environnement, est loin d’être imaginaire et concerne aussi de plus en plus les mères de famille et les étudiants…

Burn out le monde est-il concerné ?
Selon une étude réalisée il y a 10 ans par
l’institut de sondage Ipsos, 32 % des Français
sont sujets au stress dans leur vie professionnelle avec une prédominance chez les femmes
(53 %). La tranche d’âge la plus concernée correspond aux 35-55 ans.
Même si la vie professionnelle est la principale source de stress, l’environnement et les
relations sociales et affectives y participent
également.
On peut aussi observer des disparités parmi
les catégories socioprofessionnelles touchées
par le burn-out, selon une étude réalisée en
2014 par le cabinet d’expertises Technologia (1) :
– 24 % chez les agriculteurs ;
– 20 % chez les artisans, commerçants

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