Les plantes amies de vos vacances

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Les plantes amies de nos vacances !

On oublie trop souvent que fruits, légumes et aromates sont de vrais médicaments,
des concentrés de santé. Jardinier expérimenté, Thomas Saint-Vincent est un véritable
passionné depuis plus de trente ans d’herboristerie. Il propose de profiter des
vacances pour se reconnecter à la nature et (re)découvrir les vertus médicinales des plantes

Si l’expérience de la médecine chimique actuelle a moins d’un siècle, la médecine par les plantes, elle, soigne l’homme depuis plus de 7 000 ans ! Des milliers d’observations ont permis aux médecins de l’Antiquité de développer une pharmacopée importante : « De materia medica », le vaste traité de pharmacologie en cinq volumes, du médecin grec Dioscoride, recensait quelque 600 plantes actives, dont des fruits, des légumes et des aromates. Cet ouvrage est resté l’une des principales références en Europe jusqu’à la fin du XVIIe siècle. Aujourd’hui, on considère que près de 60 % des médicaments chimiques présents sur le marché sont issus ou dérivés de
substances naturelles, généralement d’origine végétale.
D’étonnantes propriétés…
Savez-vous que la lavande, le raisin sec, la fraise, la myrtille, le poireau et le châtaignier peuvent vous être d’un grand secours en cas de pharyngite… souvent due à un excès de climatisation en été ? Voici une recette qui pourra vous soulager. Dans 75 cl d’eau, faites bouillir pendant 15 minutes 100 g de baies séchées de myrtille. Passez. Utilisez cette gargarismes 5 à 6 fois par jour. décoction en Un des désagréments bien connus et redoutés des voyageurs est la diarrhée et/ou la constipation. Changement de climat, de régime alimentaire, soucis d’hygiène… Ces facteurs  déclenchent une réaction de l’organisme.Quelques trucs à savoir :  En cas de diarrhée, buvez deux verres de jus de carottes par jour ou de jus de chou (formidable cicatrisant de la muqueuse digestive). En cas de constipation, optez pour le pruneau, la figue ou la citrouille : vos meilleurs  alliés !

Biocontact n° 292

Enlève ses chaussures elles vont te rendre malade !

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Enlève tes chaussures elles vont te rendre malade !

 

“Enleve ces chaussures, elles vont te rendre malade !”

Cette phrase prononcée par des indiens d’Amérique aux enfants de Clint Ober, reflète bien cette connexion perdue d’avec cet élément vital qu’est la Terre !

Maintenant la saison le permet, alors enlevez vos chaussures dès que nous le pouvons et marchons dans l’herbe, sur le sable, ou sur le carrelage, si nous habitons en rez de chaussée, évitons le sol bétonné et les matériaux isolants comme le vinyl, la moquette, le parquet stratifié ou en bois

La surface de la Terre est chargée d’électrons libres qui remontent dans le corps par la plante des pieds nus

Ces électrons figurent parmi les anti-oxydants les plus puissants connus et ont démontré combien la mise à la terre pourrait être bénéfique pour la santé

Marcher pieds nus, à la terre, soutien le corps contre les assauts des ondes électromagnétiques artificielles, surtout dans nos sociétés pourvues d’ordinateurs, Wifi, téléphone portable, c’est vraiment nécessaire ! Quels sont les autres bienfaits ?

Marcher en contact avec la Terre stoppe les processus inflammatoires, car ceux-ci sont liés à un épaississement du sang et au stress dû à la prolifération de radicaux libres et aux charges électropositives dans le corps

La mise à la Terre soulage l’inflammation, découple les cellules sanguines, fluidifie le sang et induit une charge négative dans le corps grâce à l’apport de ces bons électrons

La mise à la Terre favoriserait le fonctionnement des cellules en induisant la structuration de l’eau interne

La capacité de notre corps à générer de l’électricité cohérente est un élément clé de la santé

Nous sommes des Êtres électriques et les électrons chargés négativement par la Terre augmentent la quantité d’eau structurée dans nos cellules

Cette dernière permet une cicatrisation plus efficace dans les tissus

Se mettre à la Terre, charge chacune des cellules de notre corps avec une énergie d’auto-guérison

Mais plus la distance entre la surface de la Terre et vous est grande, plus nous nous chargeons, ce qui favorise l’inflammation

Pour chaque mètre qui nous éloigne du sol, notre corps accumule une charge électrique en conséquence, ce qui fragilise la santé

Si l’on ne dort pas au rez de chaussée et pour bénéficier de la connexion à la terre chez nous, nous pouvons utiliser un “tapis de mise à la Terre” pour dormir ou nous asseoir devant notre ordinateur ou notre télévision, à condition d’avoir une prise de courant dont la Terre est fonctionnelle (3 bornes avec une sortie de Terre)

Il nous faudra vérifier dans ce cas, avec un testeur de terre, que la broche de terre est bien reliée au fil de terre du circuit électrique de notre habitation

Lorsque nous utilisons ces tapis, assurons nous que notre peau nue y soit en contact,

La mise à la Terre fluidifie le sang, les globules rouges se repoussent mutuellement et naviguent à la vitesse de la lumière, voyageant à travers notre corps à la vitesse fulgurante d’environ 300 000 kms/seconde !

Lorsque nous marchons pieds nus à même la terre, la recherche a démontré qu’il faut environ 80 minutes pour que les électrons à la surface du sol atteignent la circulation sanguine et transforment notre sang

Si vous souhaitez utiliser un tapis de mise à la terre, il est important de consulter votre médecin si vous prenez des anti-coagulants afin de vous assurer de doser votre médicament en conséquence et d’éviter un surdosage !

La Terre est un aspect fondamental pour une santé optimale !

Nous avons besoin d’avoir un stock conséquent d’électrons pour limiter ainsi les dommages des radicaux libres sur nos tissus, et une bonne alimentation n’est pas la seule source, on peut les obtenir en marchant pieds nus à l’extérieur

La mise à la Terre contribue à calmer le système nerveux sympathique (régularité de la fréquence cardiaque), aide au soulagement de la douleur, améliore le sommeil avec un sentiment de bien être

Si le corps est en déficience d’électrons, le corps est incapable de lutter efficacement contre l’inflammation

Le corps humain a évolué en relation constante avec la Terre et il a besoin de cet échange continu d’énergie pour fonctionner correctement

Lorsque nous sommes pieds nus sur la terre ou sur le sable, les électrons de la Terre migrent dans notre corps, nous donnant une transfusion virtuelle de pouvoir de guérison, cela se produit jusqu’à ce que nous égalisions notre potentiel avec celui de la Terre, le processus s’arrête tout simplement lorsque notre charge (tension induite) revient à zéro, c’est aussi sûr et naturel que cela !

Ce texte est en partie issu d’un article du docteur Mercola qui a reçu de nombreux prix pour ses travaux

Obligation vaccinale : l’enquête d’une maman biologiste ligation vaccinale

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Obligation vaccinale : l’enquête d’une maman biologiste ligation vaccinale

 

La vaccination, ça ne se discute pas, déclarait la ministre de la Santé Marisol Touraine le 29 mai 2015. Aujourd’hui, il faut pourtant se rendre à l’évidence: les parents sont perdus dans ce non débat sur la vaccination, tiraillés entre la peur des maladies et celle des effets secondaires des vaccins. Forte de sa formation scientifique (PhD en génotoxicologie), une mère  de famille confrontée à ce questionnement a passé le dossier au crible. Édifiant

>> Article en téléchargement ici Obligation-vaccinale-NEXUS106

massage le corps une porte vers l’âme

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La science l’affirme sans détour : se faire masser, c’est bon pour la santé ! Les massages « bien-être », les massages traditionnels et les massages psychothérapeutiques n’attendent que vous et il y en a pour tous les goûts !

 

Lorsque nous nous faisons mal, notre premier réflexe est de porter une main au niveau de la douleur pour la conforter. Sans surprise, les massages comptent parmi les méthodes de soin les plus anciennes de l’humanité. Glissements, frictions, pétrissage, mobilisations, étirements, tapotements, mises en vibration… les possibilités sont nombreuses. Les gestes peuvent être super ciels ou profonds, circonscrits ou amples, lents ou rapides et tous les niveaux du corps peuvent être massés : la peau, les fascias, les muscles et tendons, les viscères et même les os. Lire la suite­­

Les nombreux bienfaits du curcuma

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Le curcuma est une épice aux multiples vertus préventives comme curatives. Excellent pour la digestion, le curcuma a aussi la capacité de diminuer les inflammations, prévenir le cancer et protéger le cerveau de la maladie d’Alzheimer.


La première fois que j’ai préparé un curry, je dois vous le confesser, c’était à peine mangeable. Heureusement, j’ai depuis perfectionné mes talents culinaires. Pourtant, il arrive encore que j’essuie des refus : on me dit que c’est un plat exotique, plutôt épicé, et donc certainement mauvais pour la santé…

Et bien, détrompez-vous ! Le principal ingrédient du curry, celui qui lui donne cette couleur jaune orangé si particulière, est excellent pour la santé. Il s’agit du curcuma, une racine dont l’Inde est la principale productrice.

Non seulement elle est utilisée en teinture pour donner un jaune vif magnifique, mais surtout, elle est utilisée depuis des millénaires par la médecine indienne, dite ayurvédique.

Or le curcuma suscite aujourd’hui l’intérêt des chercheurs. Pour ses propriétés digestives, bien sûr, mais aussi pour sa capacité à diminuer les inflammations, prévenir le cancer et protéger le cerveau de la maladie d’Alzheimer.

Un exotisme rentré dans les mœurs

Si le curcuma peut paraître exotique à bon nombre d’entre nous, il est pourtant connu des médecins français depuis très longtemps.

Ainsi on le retrouve dans nos traités médicaux dès le XVIIe siècle. Employé contre les affections de la peau et des yeux, il avait aussi la réputation d’ouvrir l’appétit, de soigner la rate, le foie, de dissoudre les calculs rénaux et de parer aux dysfonctionnements urinaires.

Ces utilisations se retrouvent au XIXe siècle chez les médecins Cazin, Leclerc et Parturier, et encore aujourd’hui, l’organisation européenne de phytothérapie, l’ESCOP, le recommande contre les maux digestifs.

De nombreuses études phytothérapeutiques

Ces derniers temps, le curcuma est, comme le safran qu’il remplace souvent, au centre de nombre d’études phytothérapeutiques. En particulier la curcumine, l’un de ses composants principaux, qui pourrait grandement contribuer à la prévention des cancers.

Cela s’explique par la capacité de cette molécule à lutter contre le stress oxydatif – responsable de la dégénérescence cellulaire – mais aussi contre l’inflammation qui, lorsqu’elle est chronique, entraîne des dysfonctionnements immunitaires et métaboliques en chaîne. Deux situations qui sont étroitement liées à l’apparition et au développement des tumeurs.

Ces vertus préventives fonctionneraient ainsi contre nombre de cancers, notamment contre ceux de la sphère ORL, du poumon et du sein. Il aurait aussi un effet résolument bénéfique dans la réduction de la néoplasie intra-épithéliale, un état précancéreux de la prostate.

Toutefois, ces propriétés peuvent aussi vous servir si vous n’êtes pas gravement malade : parce qu’elle est antioxydante, la curcumine permet de prévenir le vieillissement cellulaire. D’autre part, de récentes études montrent qu’un traitement à base de curcumine conduirait à une amélioration des symptômes en cas de polyarthrite inflammatoire et à une diminution des inflammations postopératoires.

Chimios boostées ou inhibées

C’est un fait, la curcumine ne fait pas que prévenir le cancer, elle permet aussi de lutter contre lui. En Chine, on l’emploie par exemple pour traiter les premières phases du cancer du col de l’utérus, ce qui fait l’objet de plusieurs études convergentes.

Elle aurait également un effet positif contre le cancer de la peau, notamment par un rétrécissement des lésions cancéreuses externes, mais aussi contre la polypose recto-colique familiale, les métastases hépatiques, et surtout le très répandu cancer colorectal.

Comme le note Bérengère Arnal-Morvan, gynécologue et spécialiste du cancer du sein, le curcuma a un effet particulier sur les chimiothérapies. Par prudence, il vaut mieux éviter d’en prendre deux jours avant et après le traitement. Surtout s’il implique certaines molécules (camptothécine, doxorubicine, méchloréthamine, cyclophosphamide et vincristine) dont il inhibe en partie les effets.

Au contraire, si votre traitement inclut certains autres médicaments chimiothérapeutiques (gemcitabine, paclitaxel, docétaxel et oxaliplatine), non seulement le curcuma en potentialise les effets, mais en plus, il en améliore la tolérance, explique la spécialiste.

Le curcuma pour un cerveau en pleine forme

Le curcuma est donc plein de ressources, et l’une d’elles, moins connue, consiste à contribuer à la lutte contre le diabète, avant tout en faisant baisser la glycémie. Mais en plus, des études sur les animaux ont montré qu’il retardait l’apparition et la progression de la cataracte due au diabètechez les sujets testés.

Ceux qui mangent du curry auront ressenti un certain éveil des sens, surtout s’il est épicé ! Il se trouve que la curcumine est incontestablement bonne pour les capacités intellectuelles et qu’elle ferait un remède de premier ordre contre la maladie d’Alzheimer. Cette dégénérescence des facultés intellectuelles est marquée par l’inflammation neuronale et l’agrégation cérébrale de plaques amyloïdes, un ensemble de protéines gênant la transmission des informations dans le cerveau.

Or la curcumine accroît notre capacité d’élimination de la bêta-amyloïde et réduit également les fibrilles qui sont caractéristiques de la maladie d’Alzheimer. Ainsi, non seulement la curcumine nous permet de prévenir cette pathologie, mais elle permettrait aussi de contenir le processus une fois qu’il est apparu.

La consommation de curcuma pourrait-elle en partie expliquer pourquoi la prévalence de la maladie d’Alzheimer chez les adultes de 70-79 ans en Inde est 4,4 fois inférieure à celle des personnes du même âge aux États-Unis ?

La parade indienne pour mieux l’assimiler

Oui, la cuisine indienne est particulièrement riche, ce qui décourage certains d’en manger. Et pourtant, si les Indiens s’en nourrissent quotidiennement, c’est qu’ils ont des parades, et le curcuma n’est pas la moindre.

Déjà, il est très nutritif ! Condiment consommé frais en Asie du Sud-Est ou séché et pulvérisé en Inde, il contient des fibres et aussi beaucoup de vitamines : C, E, K, B1, B2, B3, B6 et B9. Mais pas de vitamine B12. Très riche en sels minéraux, en manganèse et en fer, il constitue également un très bon apport en potassium, calcium, magnesium, cuivre et zinc.

Cependant, ces qualités nutritionnelles sont les moindres de ses avantages… Ainsi, le curcuma favorise le processus digestif, régule la flore intestinale, atténue les risques de gastrites et d’ulcères, protège le foie, améliore la digestion des corps gras et des sucres et augmente la sécrétion de bile. Il est dès lors particulièrement recommandé en cas de difficultés digestives, de colite, de coliques, de prise d’antibiotiques irritants, de brûlures d’estomac, de gaz et de ballonnements. Et il aide aussi à faire baisser le mauvais cholestérol.

Une de ses propriétés recherchées est sa capacité à lutter contre une bactérie pathogène appelée Helicobacter pylori, qui vit dans l’estomac et s’y rend responsable de l’ulcère gastroduodénal. Les dernières études en attestent.

En outre, il serait également efficace pour combattre les maladies inflammatoires chroniques de l’intestin, notamment d’origine auto-immune : le syndrome du côlon irritable, mais aussi la proctite ulcéreuse, la maladie de Crohn et la rectocolite hémorragique.

Nous vous en avons déjà parlé : ce que les intestins ne filtrent pas, c’est la peau qui s’en charge. Ne vous étonnez donc pas que les vertus digestives du curcuma contribuent aussi à vous débarrasser de l’eczéma, de l’acné, mais aussi du psoriasis et de ses démangeaisons si déplaisantes.

Du poivre pour optimiser… avec un mais

Seul bémol : parsemer sa nourriture de curcuma, ou en prendre une cuillerée par-ci par-là, ne suffit pas pour pleinement profiter de ses vertus thérapeutiques. En effet, notre intestin peine à capter les molécules de curcumine, trop volumineuses et trop facilement éliminées par notre métabolisme. De sorte que notre santé n’en profite guère.

Les Indiens ont trouvé une parade avec le poivre, et plus spécifiquement le poivre long, l’un des secrets d’un bon curry. La pipérine que contient le poivre permet ainsi de décupler notre capacité à profiter des vertus du curcuma. C’est ce que l’on appelle sa biodisponibilité.

Mais attention ! La pipérine n’offre pas une biodisponibilité optimale, et surtout, elle augmente l’absorption d’autres molécules par notre intestin : celles des métaux lourds, mais aussi et surtout celles des médicaments, dont elle fausse les dosages.

Soyez donc prudent avec le duo curcumine + poivre si vous êtes sous traitement médicamenteux. Pour éviter ces déconvenues, des compléments alimentaires comme celui-ci par exemple  ont été créés pour garantir une meilleure absorption du curcuma, sans ces inconvénients.

Quelques recettes… et quelques précautions

Je me suis souvent demandé pourquoi le curry, qui est certes excellent, a eu un succès tel que la recette s’est disséminée de l’Inde jusqu’au Japon. La réponse tient peut-être aux vertus du curcuma.

Donc si vous n’êtes pas malade et que vous voulez en profiter à titre de thérapie douce pour ses effets préventifs, vous pouvez en prendre à raison d’une cuillère maximum par jour, avec du poivre, bien sûr.

Vous pouvez ainsi vous concocter quelques recettes en l’ajoutant comme ingrédient. Mais là encore, faites attention ! Les taches laissées par le curcuma, produit de teinture encore utilisé comme tel aujourd’hui, ne partent pas facilement !

Pour la décoction, mettez deux cuillerées à café de racine concassée dans un bol et faites bouillir 3 minutes, puis infusez 10 minutes. Prenez-en à raison de 2 à 3 bols par jour, et vous profiterez de ses bienfaits.

Si ce sont plutôt ses effets dermatologiques qui vous intéressent, délayez une cuillère à café dans un peu d’eau et appliquez-la sous forme de cataplasme 3 fois par jour. Toutefois, d’un point de vue purement esthétique, nous vous déconseillons de vous en mettre sur le visage…

N’oubliez pas non plus que le curcuma, remède solide et utilisé de longue date, réclame quelques précautions. Ainsi, il est déconseillé à haute dose en cas de calculs biliaires, de grossesse ou de prise d’anticoagulants.

par Gary Laski Plante & Santé 2016

Digestion : des fêtes tout en douceur

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Les fêtes de fin d’année vont battre leur plein, et votre système digestif aussi. Que voulez-vous ? Chaque année, on se jure qu’on fera plus léger, et chaque année, on bat tous les records de gourmandise et on cède aux opulentes libations que certains jugent, le lendemain, purement indécentes.

Bon, cessons de déplorer ces agapes, rappelons les lignes concernant la méditation alimentaire en pleine conscience que nous avions évoquée dans notre dernier numéro, et revenons sur les bonnes idées pour accompagner nos repas de fin d’année. Et là, c’est tout un éventail de traitements naturels qui se déploie. Pour en mesurer l’étendue, nous vous invitons à découvrir le dossier que lui consacrent nos confrères de Plantes & Santé ( P&S n° 185, décembre 2017).

Quant à nous, nous vous proposons une sélection : probiotiques et prébiotiques, artichaut, charbon actif et rhodiola. Menu certes moins gourmand que nos prochaines libations, mais qui peut se révéler bien utile.

Prenez le charbon actif. Les scientifiques ne cessent de confirmer ses propriétés remarquables, notamment pour l’absorption des toxines bactériennes de l’intestin. La littérature scientifique sur le sujet rassemble pas moins de 10 000 références. En outre, il est bien connu de ceux qui souffrent de ballonnements et de flatulences.

L’artichaut n’est plus à présenter dans le cadre d’un soutien actif du foie, découlant de ses dérivés polyphénoliques. En cas de repas excessif, il jouera un rôle essentiel dans la détoxification de l’organisme et l’élimination hépato-biliaire.

Pour gérer les émotions et optimiser les relations qui sont au cœur de ces repas, la rhodiole, plante adaptogènefavorise la gestion de l’humeur.

Quant aux pré- et probiotiques, ils ont évidemment pour rôle de régénérer le microbiote et de nous protéger contre les agressions diverses (bactéries, champignons, virus…).

>Probioplex (laboratoire Effiplex)SIPF Artichaut (laboratoire Synergia)Charbon actif (SFB)Rhodiola (laboratoire Planticinal), à La Vie Naturelle, Tél. : 08 00 40 46 00, www.la-vie-naturelle.com

Attention : Les conseils prodigués dans cet article ne vous dispensent pas de consulter un praticien des médecines alternatives. Vous pourrez en trouver un près de chez vous et prendre rendez-vous sur annuaire-therapeutes.com

Alternative Santé n°52

Perturbateurs endocriniens : nous sommes cernés !

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Avez-vous aussi l’impression que ces derniers temps, on parle de plus en plus des « perturbateurs endocriniens » ?

Et pourtant… rien ne semble changer.

Dernier exemple en date, le 4 octobre 2017, le Parlement européen a rejeté la définition de la commission européenne des « perturbateurs endocriniens ».

Pour mémoire, plusieurs ONG et États de l’Union Européenne (dont la France) jugeaient cette définition trop rigide. Selon eux, les preuves à fournir pour classer un produit comme perturbateur endocrinien sont beaucoup trop importantes. De plus cette définition ne s’applique qu’aux pesticides et pas aux autres produits de consommation tels que les textiles, les cosmétiques, les parfums, etc…

C’est pourquoi j’ai tenu à faire le point sur cette question, qui nous concerne TOUS.

C’est quoi au juste ?

D’après la définition de l’OMS, « les perturbateurs endocriniens sont des substances chimiques d’origine naturelle ou artificielle étrangères à l’organisme qui peuvent interférer avec le fonctionnement des systèmes endocriniens et induire ainsi des effets délétères sur cet organisme ou sur ses descendants ».

Les perturbateurs endocriniens sont donc des substances toxiques en particulier pour les jeunes, les couples en âge de procréer et les seniors.

Ces substances sont partout

Une récente étude menée par « 60 millions de consommateurs » a montré que « les cheveux de 43 filles et garçons âgés de 10 à 15 ans testés contiennent tous des traces de 119 substances nocives sur 254 recherchées par le laboratoire »[1]. En moyenne, il faut noter que l’organisme des adolescents contient 34 contaminants parmi lesquels des plastifiants, des pesticides et des métaux lourds.

Bernard Jégou le directeur de l’INSERM insiste sur le fait que la dangerosité des perturbateurs endocriniens n’est plus à prouver. Parmi les effets sur la santé nous pouvons noter une perte des points de QI, des troubles de la concentration, de l’infertilité, l’apparition de maladies métaboliques comme le diabète ou des cancers.

De plus, les perturbateurs endocriniens peuvent être nocifs in utero c’est-à-dire quand l’enfant à naître est encore dans le ventre de la mère.

Pire encore, les pathologies développées suite au contact avec les perturbateurs peuvent se transmettre sur plusieurs générations !

Quels sont les perturbateurs endocriniens ?

Concrètement, nous n’avons pas encore identifié tous les perturbateurs car, pour être reconnu en tant que tel, un produit doit subir de nombreux tests.

Cependant nous distinguons aujourd’hui deux grandes catégories :

  • Les molécules d’origine naturelle que l’on trouve par exemple dans le soja (isoflavones) ou dans la bière (isodavonoïdes du houblon) ;
  • Les molécules de synthèses qui sont nombreuses.

Nous pouvons classer ces dernières en 6 familles principales  : les bisphénols, les phtalates, les pesticides, les PCB, les HAP, les métaux lourds et des retardateurs de flamme bromés (PBDE).

Dans les faits, les hormones « naturelles » présentent moins de risque que les hormones de synthèse, car leur « puissance » oestrogénique est 10 000 fois plus faible que celle des œstrogènes produits par les ovaires.

Mais les hormones naturelles peuvent engendrer diverses pathologies comme la gynécomastie qui est un surdéveloppement des glandes mammaires chez les hommes notamment chez les grands consommateurs de bière.

1ère famille : les bisphénols

Le plus connu est le bisphénol A aussi appelé BPA. Cette substance est utilisée depuis plus de 50 ans dans plus de 60 secteurs d’activité et plus particulièrement dans la fabrication du plastique polycarbonate. De ce fait, le BPA est très présent dans notre vie quotidienne à travers les boîtes de conserve en plastique, les bouteilles et même les tickets de caisse. Malheureusement, le BPA peut migrer de l’emballage aux aliments et ce phénomène est amplifié pour les produits chauffés avec leurs emballages.

Les Bisphénols : des effets néfastes, même à petites doses

Le BPA modifie l’action des œstrogènes qui sont des hormones indispensables au développement sexuel et surtout à la reproduction.

Ses effets sont les suivants :

  • Chez l’animal : on note des troubles de la reproduction (puberté précoce, baisse du nombre de spermatozoïdes, etc…) mais aussi des problèmes de développement du cerveau et des modifications des seins prédisposant au cancer;
  • Chez l’homme: il y a des corrélations entre le BPA et le diabète, les maladies cardiovasculaires ou encore l’obésité.

Le plus inquiétant est que les bisphénols peuvent se transmettre et être néfastes sur plusieurs générations. Par exemple, L’INSERM (Institut Nationale de la Santé Et de la Recherche Médicale) a montré une baisse de la production des testostérones par des testicules humains exposés à du BPA. De même, 23% des femmes exposées au BPA présentent un risque pour la glande mammaire des enfants à naître. Autrement dit, ces enfants pourraient avoir un risque accru de développer un cancer du sein au cours de leurs vies.

En France le BPA est interdit dans les biberons et contenants alimentaires, mais sont remplacés par ses cousins les bisphénols S et F (BPS et BPF). Or, L’INSERM a montré que le BPS et le BPF avaient les mêmes résultats que le BPA sur la production de testostérones.

2ème famille : les phtalates

Les phtalates sont des substances chimiques rajoutées au polychlorure de vinyle (PVC) lors de la fabrication d’objets en plastique pour les rendre plus souples et faciliter ainsi leur mise en forme. On les retrouve donc dans beaucoup de produits tels que les ballons, les nappes, les rideaux de douche, les emballages, les cosmétiques, les jouets ou encore le matériel médical de perfusion.

De plus, à l’image des Bisphénols, les phtalates peuvent migrer des emballages aux aliments.

Des études ont été menées afin d’étudier les effets sur les testicules suite à des expositions in vitro aux phtalates. Les résultats indiquent que la production de testostérone est réduite de 30% chez les individus ayant été fréquemment exposé au phtalates de type DEHP (les plus utilisés), DBP, BBP, DINP, DNOP et DIBP.

Les sols, les milieux aquatiques et les consommateurs peuvent également être contaminés par les phtalates. Par exemple, en juillet 2013, le Commissariat Général au Développement Durable [2] a révélé que 93 % des cours d’eau français sont contaminés par les pesticides ! De plus, plusieurs enquêtes récentes ont montré que la grande majorité des produits à base de blé (pain, biscuits, pâtes…), les fruits et les vins contiennent des phtalates.

3ème famille : les pesticides

Les pesticides, aussi appelés « produits phytosanitaires », sont des produits chimiques utilisés en agriculture pour lutter contre des organismes qui peuvent être nuisibles aux cultures.

Les pesticides sont classés selon la nature des cibles sur lesquelles ils agissent : les herbicides neutralisent les mauvaises herbes, les fongicides détruisent les champignons, les insecticides tuent les insectes, etc…

Les agriculteurs sont les premiers exposés aux pesticides et beaucoup accusent ces substances de diminuer leurs capacités cognitives. De plus, il semble exister des liens entre les pesticides et le développement de certains cancers comme ceux de la prostate, du système lymphatique, du sang et du cerveau. Certains suspectent même les pesticides de jouer un rôle dans l’apparition de la maladie de Parkinson ou de la maladie d’Alzheimer.

Enfin, il faut savoir que la France est le premier utilisateur de pesticides en Europe et le troisième dans le monde.

Le cas du Chlordécone

Le chlordécone fut longtemps utilisé en Martinique et en Guadeloupe pour lutter contre le charançon du bananier. Ce pesticide a pollué les sols et les eaux mais aussi les légumes, les plantes et les poissons.

Le chlordécone est interdit aux États-Unis depuis 1976, mais n’a été banni en France qu’en 1990… avec une dérogation pour les Antilles où il a été autorisé jusqu’en 1993 principalement pour des intérêts économiques…Or, le chlordécone est très stable dans l’environnement ce qui fait que, malgré son interdiction, beaucoup d’habitants des Antilles Françaises y sont donc toujours exposés.

Depuis 1979, le chlordécone est classé 2B, c’est-à-dire cancérigène possible chez l’homme par le CIRC (Centre International de Recherche sur le Cancer). Depuis son interdiction, les producteurs de bananes l’ont remplacé par du glyphosate…

Le cas du Glyphosate

Le glyphosate est le principe actif du Roundup, l’herbicide le plus utilisé dans le monde.

Le glyphosate est classé comme « toxique pour les organismes aquatiques entraînant des effets néfastes à long terme ». De nombreuses études américaines ont montré un lien entre le glyphosate et le lymphome non hodgkinien, le myélome multiple ou encore les avortements spontanés tardifs.

En France, c’est le professeur Gilles-Éric Séralini, chercheur à l’Institut de biologie fondamentale et appliquée (IBN) de l’université de Caen, qui a été le premier à étudier le danger du glyphosate.

En 2005, sa première étude sur le sujet avait montré « un effet toxique sur des cellules du placenta humain à des concentrations de Roundup jusqu’à dix fois inférieures à celles utilisées en agriculture ». Une autre étude de 2009 a montré que la toxicité du glyphosate était démultipliée dans le Roundup, en raison de l’adjuvant utilisé. Les résultats indiquent que des rats nourris avec du maïs OGM et du Roundup développaient des pathologies lourdes : anomalies sévères, tumeurs mammaires, mais aussi de morts prématurées.

4ème famille : le PCB

Les pyralènes ou PCB sont des substances obtenues industriellement et qui n’existent donc pas à l’état naturel.

Les PCB sont présents dans les produits d’origines animales tels que les poissons, la viande, les œufs et les produits laitiers.

Or ces substances sont cancérigènes car elles provoquent des retards du développement cérébral, et sont mis en cause dans des retards de grossesse ou des malformations. Les PCB perturbent également la thyroïde, favorisent l’hyperinsulinisme (précurseur de diabète) et diminuent l’immunité.

Même si les PCB sont aujourd’hui interdits on retrouve de nombreuses traces de ces derniers car ils ont longtemps été utilisés comme isolant, lubrifiants et pour leur ininflammabilité dans des équipements électriques, dans des adhésifs, etc.

5ème famille :  les métaux lourds

Le nickel

Le nickel est très présent dans l’industrie, dans les bijoux, dans les portables mais aussi dans des aliments comme le soja, les céréales et le cacao. Le nickel peut être un allergène pour la peau et est cancérigène pour les poumons et la cavité nasale.

Le cadmium

Le cadmium est émis par les volcans et les activités industrielles. Ce métal peut être présent dans l’eau et des aliments comme le riz et les végétaux à feuillage vert. Il est très présent dans la céramique, l’émail, les panneaux photovoltaïques, les piles, les pigments et la fumée de tabac. Le cadmium est cancérigène pour la prostate, les poumons et les reins.

L’arsenic

L’arsenic est un élément naturel qui se comporte comme un métal. Cette substance est présente dans l’eau, les sols ou l’air. Il peut provenir des volcans ou d’activités humaines (certains pesticides, exploitation minière, etc.) et de la fumée du tabac. L’arsenic est cancérigène pour les poumons, la peau, la vessie ou les reins. Si vous voulez plus d’informations à ce sujet, je vous conseille de lire mon livre Les dégâts des métaux lourds aux Editions Tredaniel.

6ème famille : les retardateurs de flamme

Les retardateurs de flamme sont les molécules qui ont pour but de diminuer le risque d’incendie en améliorant la résistance au feu d’objet du quotidien.

Ces molécules ne sont pas biodégradables et sont très présentes dans les objets domestiques tels que les vêtements, les peluches, les meubles, les matelas et les objets électroniques (téléviseurs, ordinateurs).

Elles sont aussi présentes dans des lieux qui accueillent du public tels que les théâtres ou les cinémas.

Les polybromodiphényléthers (PBDE) sont les molécules les plus utilisées comme retardateurs de flamme. Or ces substances peuvent migrer dans l’air et même être inhalées ou ingérées.

Elles sont soupçonnées d’être à l’origine de troubles du développement du système nerveux : hyperactivité, déficit d’attention, trouble du comportement… Les recherches indiquent même qu’une exposition in utero du fœtus peut entraîner des problèmes de neuro-développement des enfants à naître.

Vous voyez que nous sommes cernés. Il n’est pas question pour autant d’arrêter de vivre ou de partir vivre dans une grotte !

Mais une personne informée en vaut deux : et en sachant tout cela, on peut aussi prendre de meilleures décisions au quotidien, en essayant de réduire autant que possible notre exposition, celle de nos proches, de nos enfants… et en même temps, arrêter de larguer dans la nature des bombes chimiques qui ravageront la santé des générations à venir.

Portez-vous bien !

Dr Jean-Pierre Willem

 

Les 7 baies qui vont booster votre santé !

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1 L’aubépine : votre atout cœur… et cerveau

Nom latin : Crataegus oxyacantha

Nom français : Aubépine à deux styles, épine blanche

L’aubépine dite épine blanche, est un arbrisseau épineux dont la tradition veut qu’il vive plusieurs siècles.

Symbole de longévité, il agit sur ces 2 pôles essentiels que sont notre cœur et notre cerveau.

L’action « tonicardiaque » du bourgeon de Crataegus a été objectivée par de très nombreux travaux scientifiques. [1]

Grand remède des arythmies fonctionnelles (extrasystoles, tachycardies angoissantes), l’aubépine est également indiquée dans les séquelles d’infarctus, l’angor pectoris (angine de poitrine), le cœur fatigué, l’anxiété précordiale (utile comme sédatif cardiaque).

Mais son action bénéfique ne s’arrête pas là. Il agit aussi sur la tension artérielle et d’une manière particulièrement originale car son action est à double entrée :

Si vous êtes hypertendu, Crataegus fait baisser votre tension. Mais si vous êtes hypotendu, vertigineux, fatigué, il fera remonter votre tension, vous remettant le pied à l’étrier. C’est un très grand remède d’hypotension orthostatique (due à la station debout prolongée).

En fait Crataegus Bg est un tensio-régulateur, capable d’agir en profondeur sur le système cardio-vasculaire. Bien peu de médicaments ont cette vertu (voir en note ma prescription si vous avez des problèmes de tension [2]).

Mais Crataegus agit aussi sur notre cerveau !

Il assure une meilleure irrigation sanguine du tissu cérébral. Il combat le ralentissement idéomoteur (manque d’idées), la perte de mémoire, la déconcentration intellectuelle.

À raison de 50 gouttes par jour prescrites au long terme, il combat tous les phénomènes de ralentissement cognitif.

Il augmente la mémoire, facilite les réflexes, surtout dans la maladie d’Alzheimer où je l’associe à Alnus incana Bg, l’Aulne blanc des montagnes, qui présente une résistance et une capacité d’adaptation.

Sur le plan neurologique, je le préconise en complément des traitements classiques prescrits par les spécialistes dans des affections graves où il s’agit de freiner les processus de dégradation nerveuse : Alzheimer, Parkinson, Sclérose en plaques.

Ribes bourgeon, le cassis, le Mélèze, potentialisent son action.

Je vais maintenant vous présenter plus rapidement quelques baies bienfaitrices.

  1. L’églantier : un excellent anti-inflammatoire

Nom latin : Rosa canina

Selon la Haute Autorité de Santé, 50 % des 45 ans sont concernés par une gêne articulaire. Celle-ci touche prioritairement les lombaires, les mains et les genoux.

Pour améliorer votre mobilité, pensez au cynorrhodon, l’autre nom des baies d’églantier. Elles cachent en leur cœur un acide gras spécifique, le galactolipide, aux effets anti-inflammatoires et protecteurs du cartilage.

Ce sont les jeunes pousses d’églantier qui ont été utilisées. Ce sont, au même titre que les bourgeons, des parties de la plante que l’on dit embryonnaires, en plein essor et dotés de toutes les propriétés régénérantes.

Rosa canina est surtout anti-inflammatoire particulièrement sur la sphère ORL et convient très bien aux enfants, qui sont régulièrement enflammés, donc infectés des voies aériennes.

Les jeunes pousses d’églantier ont aussi une utilisation pour l’arthrose, particulièrement celle du genou mais d’une façon générale car elles exercent une action anti-inflammatoire douce sur les synoviales (membranes qui tapissent les cavités articulaires et qui sont souvent responsables des phénomènes douloureux).

À consommer en gouttes [3], ou bien en poudre, à raison de 1 cuillère à café par jour, à mélanger à une compote, un yaourt, une salade de fruit, du müesli ou encore un smoothie.

  1. Le frêne : pour les reins !

Nom latin : Fraxinus excelsior Bg 1D

Pour les reins, le frêne est un excellent diurétique à la dose de 40 à 100 gouttes quotidiennes du macérât glycériné 1D. Il augmente la quantité d’urine émise et fait baisser le taux d’acide urique sanguin en facilitant son élimination urinaire. Il est dépuratif.

  1. Le genévrier : dites adieu aux infections urinaires

Nom latin : Juniperus communis

Vous êtes sujette aux infections urinaires ? Adoptez les baies de genévrier en prévention. Elles contiennent une huile essentielle aux propriétés diurétiques et assainissantes des voies urinaires qui permet d’éliminer les bactéries avant qu’elles ne s’y logent.

De plus, en favorisant l’élimination, elles luttent contre la rétention d’eau. On peut aussi l’employer dans la polyarthrite, la cystite, la néphrite, l’hépatite, la goutte, la désintoxication générale.

Attention, elles sont contre-indiquées en cas de grossesse, d’allaitement et d’insuffisance rénale.

Vous pouvez les consommer en gouttes [4] ou en infusion. Mettez 2 gr de baies séchées dans une tasse de 150 ml et versez par-dessus de l’eau frémissante. Laissez infuser 10 minutes avant de filtrer et d’en boire une ou deux tasses par jour.

  1. Le sureau noir : l’hiver, il est aussi précieux qu’une doudoune

Nom latin : Sambucus nigra

Nez qui coule, tête qui cogne, éternuements incessants… Pour soulager tous ces symptômes, essayez les baies de sureau noir.

Très riches en polyphénols (anthocyanes, flavonoïdes, caroténoides et tanins) aux propriétés antioxydantes et anti-inflammatoires, ainsi qu’en vitamine C tonifiante, elles dopent notre système immunitaire, augmentent la transpiration et favorisent l’expectoration. Imparable pour accélérer l’élimination de substances pathogènes !

Pour le nourrisson et enfant, le prendre en homéopathie.

Sambucus nigra 5CH, 3 granules toutes les 10 minutes.

On peut le consommer en gouttes [5], ou en sirop.

Dès les premières manifestations de la maladie, avalez-en 1 cuillerée à soupe deux ou trois fois par jour jusqu’à amélioration des symptômes. Riche en sucre, ce sirop peut être déconseillé aux personnes diabétiques. Dans ce cas, tournez-vous vers les tisanes de baies de sureau – laissez infuser un sachet 5 minutes dans 250 ml d’eau frémissante. Ces produits sont disponibles en pharmacies, en parapharmacies et dans les magasins bio.

Une autre utilisation est possible en cosmétique : pour noircir les cheveux, faire bouillir 100 grammes pour 1 litre d’eau pendant 5 minutes. Laisser infuser 10 minutes, puis masser. Les baies colorent les cheveux en noir… mais n’oubliez pas de porter des gants… car les mains se teintent, elles aussi.

  1. La groseille à maquereau : championne des laxatifs naturels

Nom latin : Ribes uva-crispa

Vous souffrez de paresse intestinale ? La groseille à maquereau est la championne des laxatifs naturels ! Avec 7 g de fibres aux 100 g, soit plus que le pruneau (5 g/100 g), cette petite baie combat efficacement la constipation.

Ses fibres ont la propriété de gonfler au contact de l’eau, augmentant le volume des selles, ce qui facilite leur expulsion. À consommer avec modération toutefois si vous avez les intestins sensibles, sous peine de risquer des douleurs abdominales : de 30 à 50g par jour durant la période de ralentissement du transit seront largement suffisants.

Comment la consommer ?

Fraîche en été, en confiture le reste de l’année. Vous pouvez la confectionner en portant à ébullition 1 kilo de baies mélangées à un verre d’eau pendant 2 minutes, avant de les passer au tamis, d’en récolter le jus et d’y ajouter 500 g de sucre. Ramenez à ébullition 3 minutes, puis versez votre préparation dans des pots stériles. Vous la trouverez également toute prête en magasins bio.

  1. L’argousier : faites le plein de vitamine C

Nom latin : Hippophae rhamnoides

Ses fruits recèlent un cocktail de nutriments tonifiants avec pas moins de 700 mg de vitamine C aux 100 g – soit sept fois plus que le kiwi – auxquels s’ajoutent du fer antianémie, du magnésium antifatigue, ainsi que du phosphore et du manganèse, indispensables l’un au bon fonctionnement du cerveau, l’autre à celui de la thyroïde. Rien de tel pour retrouver rapidement sa vitalité !

Qui plus est, elles contiennent également des oméga 3, des acides gras essentiels qui ont pour propriété de tenir à distance les coups de déprime et d’améliorer notre résistance face au stress.

À utiliser d’urgence quand notre nervosité monte d’un cran ! Ce fruit requinque le corps et l’esprit.

Comment le consommer ?

En jus, à raison d’un verre chaque matin pendant 1 à 3 semaines, selon vos besoins. Si son goût acide vous déplaît, pensez à le mélanger à du jus de pomme, plus doux. Autre solution : croquer les baies après séchage. Mettez-en une petite poignée dans votre müesli du matin ou sur votre salade de fruits de midi. Jus et baies séchées sont disponibles dans les magasins bio.

Vous voyez, la Nature est d’une richesse incroyable ! Comme quoi on peut très bien se passer de la plupart des remèdes chimiques qui agressent la muqueuse intestinale, perturbent le système immunitaire et génèrent une foultitude d’effets secondaires.

En plus, c’est agréable à consommer et beaucoup moins cher que la médecine allopathique ! Et pourquoi la Sécurité Sociale ne pourrait pas rembourser le Kir Royal qui nous apporte tant de bonheur ? Il ne faut pas rêver…

Voilà, je vous ai livré tout mon savoir qui, hélas ! n’est pas illimité. [6]

Maintenant vous êtes aptes à soigner une litanie de pathologies. Vous allez briller auprès de vos proches. Mais surtout, n’ouvrez pas de cabinet médical !

Portez-vous bien !

Dr Jean-Pierre Willem

 

La renaissance d’une plante detox

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Ça y est, l’automne, bien installé, file en pente douce. Entre lumière et ombre, chaleur et froid, expansion et repos… En cette saison de transition,l’homme, comme la nature, ralentit le rythme en prévision des rigueurs à venir. Et vous ressentez peut-être, après le stress de la rentrée, l’envie de vous délester d’un trop-plein, de lâcher prise, de faire place nette. Période d’énergie descendante, l’automne constitue en médecine naturelle le moment idéal pour vous lancer dans une cure détox… Mais pas n’importe laquelle ! Contrairement au printemps, autre saison propice au nettoyage du corps, l’automne invite à la douceur et au calme. Pas de jeûne strict ni de bouleversement nutritionnel d’ampleur, mais des adaptations alimentaires : moins de viandes et de laitages, plus de légumes et de fruits de saison (fenouil, brocoli, céleri, carotte, épinard, endive, pomme, raisin, figue) sous forme de soupes, de jus, de compotes et des monodiètes courtes, un à deux soirs par semaine. Et toujours en écoutant vos besoins, sans vous brusquer, pratiquer une activité physique régulière adaptée à votre rythme, vous exposer le plus possible à la lumière matinale pour profiter de ses bienfaits sur l’humeur, sans oublier de vous coucher plus tôt pour faire le plein de sommeil…

Bien sûr, les plantes sont vos alliées de choix pendant cette cure bienveillante. Nous vous faisons justement découvrir cette semaine une inconnue qui prolifère peut-être dans votre jardin, cachant sous ses airs de mauvaise herbe de précieuses vertus dépuratives… Grande oubliée des ouvrages de phytothérapie, cousine du cresson, la grande passerage (Lepidium latifolium), qui fut utilisée comme antirabique, figurait pourtant sur la liste des simples à planter dans les monastères établie sous Charlemagne ! C’est logiquement par des moines qu’elle fut redécouverte dans les années 1950, à l’abbaye Notre-Dame de Maylis, dans les Landes.Ses occupants promeuvent encore aujourd’hui la modeste plante « miraculeuse » rebaptisée Maylis. Drainante, détoxifiante, correctrice d’acidité, cette « grande passe-toxines » a tout pour vous accompagner dans un réconfortant nettoyage de saison… C’est à vous de jouer !

Nous vous souhaitons un automne tendre et revitalisant.

Agathe Thine Plante et santé

Les jours raccourcissent et les journées se font plus fraîches : il est temps d’entamer une petite cure détox pour aider l’organisme à entrer dans l’hiver en le libérant des toxines accumulées pendant l’été. Pour se nettoyer en douceur et renforcer son système immunitaire, pourquoi ne pas utiliser les bienfaits des plantes ? Depuis le début des années 1960, les moines de l’abbaye de Maylis ont rendu ses lettres de noblesse à une plante drainante et détoxifiante depuis longtemps oubliée voire déconsidérée, le Lepidium latifolium, depuis rebaptisée « plante de Maylis ».


Tout débute en 1952, lorsqu’un vieillard vint frapper à la porte de l’abbaye Notre-Dame de Maylis, dans les Landes, pour demander, sous l’œil ébahi du Père Emmanuel, l’autorisation de ramasser une plante commune et plutôt envahissante de leur jardin. Avant de partir, il lui confia : « Dans votre enclos, il y a une fortune. » Dès lors, la communauté des Bénédictins se mit à considérer différemment la plante vivace qui envahissait leur champ : le Lepidium latifolium. Quelques années plus tard, un ami vint trouver le Père Emmanuel, lui priant de faire quelque chose contre les coliques néphrétiques qui le tordaient de douleur. Le père Emmanuel, décédé depuis, raconte la suite dans une vidéo : « Je me suis dit : “Et si j’essayais cette fameuse plante ?” Je lui préparai alors une décoction, et, deux jours après, il était debout, le rein débloqué. Depuis ce jour, je crois en deux choses : en Dieu bien sûr, et en la plante de Maylis ! » C’est ainsi que renaît l’histoire de cette crucifère, reléguée au rang d’envahissante, alors qu’elle avait longtemps été utilisée pour ses vertus médicinales. À partir de 1959, la communauté des moines de Maylis libéra la plante des ronces et des épines avec lesquelles elle évoluait jusqu’à présent dans leur jardin. Ils se mirent à cultiver, récolter, puis vendre pour ses vertus détoxifiantes la « plante de Maylis ».

Une plante drainante

 

Plante vivace qui croît dans des lieux ombragés et au bord des rivières, le Lepidium latifolium, aussi appelé « grande passerage », se cultivait autrefois aussi dans les potagers, pour être utilisé comme condiment. En Angleterre, cette cousine du cresson était appelée « herbe au poivre » en raison de son petit goût piquant et amer qui rappelle aussi celui du raifort. Elle se consommait comme de la moutarde ou en salade de jeunes poussesMais c’est surtout pour ses propriétés médicinales qu’on la connaît depuis le Moyen Âge. Au IXe siècle, Charlemagne n’a pas oublié de mettre le Lepidium sur la liste des plantes préconisées dans les jardins des simples des monastères. Au XIIIe siècle, Hildegarde de Bingen écrit à son propos : « Ce qu’il contient d’aigre et d’amer n’attaque pas l’homme à l’intérieur, mais le guérit. Un homme qui a un cœur faible et un estomac malade mangera leLepidium cru et il le fortifiera. De même, celui qui est triste retrouvera sa joie. Si on le mange, il guérit les yeux et les rend limpides. » Bien que parée de nombreuses vertus, c’est surtout pour ses propriétés dépuratives qu’on utilise la passerage. Dans le Dictionnaire botanique et pharmaceutique de Nicolas Alexandre, paru au XVIIe siècle, celui-ci la considère comme « correctrice de la matière acide » et convenant à « toutes les maladies où l’acide domine, soit dans le sang, soit ailleurs ».

 

Une petite cure

 

Sous forme de cure drainante de dix-huit jours, les moines de l’abbaye de Maylis recommandent de la consommer aux changements de saison, pour stimuler les fonctions rénale, hépato-biliaire et cutanée et éliminer les déchets cristaux et colloïdaux. Vous la préparerez en tisane, en mettant chaque matin une cuillère à soupe de plante de Maylis dans un bon litre d’eau, que vous boirez toute la journée. Depuis 2016, les moines de Maylis proposent aussi la plante sous forme de gélules à prendre chaque matin. « Mais attention, prévient le Frère Joseph, n’oubliez pas de boire beaucoup d’eau ! C’est la première alliée de notre plante et une composante essentielle de la cure ! »Dans les Landes, les premiers consommateurs de tisane de plante de Maylis sont les moines eux-mêmes : comme elle favorise l’élimination de l’acide urique, « c’est bien pour éviter les courbatures quand on a travaillé dur », assure le Frère Joseph.

 

Un mystère qui reste entier

 

Mais les bienfaits de la plante de Maylis ne se limitent pas à ses vertus « détox ». Autrefois considérée comme stimulante et tonique en raison de sa richesse en vitamine C, elle fut utilisée comme antiscorbutique et même un temps comme antirabique. En usage externe, des décoctions de feuilles ou de racines étaient appliquées pour soigner les maladies de peau comme les dartres ou la gale et comme répulsif contre les insectes. Pour les douleurs névralgiques ou rhumatismales, Cazin relate dans son Traité des plantes médicinales (1868) que « les Anciens appliquaient contre la sciatique la racine de passerage fraîchement récoltée et pilée avec du beurre. Ce mélange restait sur tout le membre et particulièrement sur la cuisse pendant quatre heures. (…) La rubéfaction de la peau était le résultat de cette application ». Elle aurait même été utilisée par l’abbé Rousseau sous forme d’eau miellée pour soigner les vapeurs hystériques et les névroses.

Quant à la composition de la plante, le mystère reste entier : « Nous avons tenté à plusieurs reprises de faire des analyses de la composition de la plante, mais à chaque fois, un événement s’est produit qui nous en a empêché », explique frère Joseph. La plante de Maylis reste donc mystérieuse.

 

Pour en savoir plus :

 

Grippe : plutôt que le vaccin, des remèdes naturels

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Grippe : plutôt que le vaccin, des remèdes naturels

 

Chaque année à la même époque, les médias sont focalisés sur l’arrivée du virus de la grippe et ils en profitent pour faire une intense propagande pour le vaccin anti-grippal. Pourtant, il y a bien d’autres moyens de se débarrasser de ce virus (qui n’est qu’un virus parmi des milliers d’autres). Et il y a beaucoup de raisons d’éviter le vaccin dont les effets secondaires sont rarement mis en avant.

Un virus parmi des millions d’autres

par Dominique Vialard

En hiver, nous sommes focalisés sur le virus de la grippe, mais il ne s’agit que d’un virus parmi tant d’autres. Une étude sud-coréenne a effectué une analyse méta génomique de l’atmosphère au niveau du sol sur trois sites différents.

Les résultats sont assez stupéfiants : dans un mètre cube d’air, on trouve entre 1,7 et 40 millions de virus ! Pour les bactéries, la fourchette est plus basse : entre 86.0000 et 11 millions d’individus par mètre cube » ! Pour résister à ces envahisseurs pathogènes, qu’il s’agisse du virus grippal ou pas, il n’y a donc qu’un seul moyen, il faut que l’organisme ne présente pas de défaillance dans ses mécanismes de défense immunitaire.

En prévention, s’il n’y a que deux conseils à vous donner :

  • prenez des probiotiques associés à des prébiotiques en cure de 21 jours.
  • faites une cure d’argent colloïdal 15 ppm (une bouteille)

Mais quand le virus est là, il faut s’en débarrasser

Les huiles essentielles sont à mon avis, les plus efficaces des adversaires face aux virus. Si vous deviez n’en choisir qu’une, je vous recommanderai la ravintsara (à ne pas confondre avec l’huile essentielle de Ravensara). C’est sans doute l’huile essentielle anti-virale la plus puissante qui existe.

Toutefois, la demande mondiale ayant explosé depuis qu’on a découvert ses propriétés, les prix de l’HE de ravintsara ont fortement augmenté et, à Madagascar, l’exploitation sauvage de l’arbre menace la ressource qui n’existe, malheureusement qu’à Madagascar. Le mieux est de choisir une formule toute faite d’huiles essentielles contenant une part de ravintsara et d’autres huiles essentielles qui agiront en synergie et complèteront son action par d’autres propriétés que la ravintsara n’a pas.

Avec ce mélange, vous allez tout de suite vous sentir mieux

L’huile essentielle de Ravintsara ou camphre de Madagascar, modifie la structure de la membrane des virus, altère leur potentiel électrique et fragilise leur résistance. A raison de 10 gouttes par prise en quatre prises par jour, vous avez déjà fait un grand pas vers la guérison.

Pour renforcer son action :

– L’huile essentielle de Niaouli présente de nombreuses applications au niveau de la sphère respiratoire, du fait de sa composition riche en 1,8-cinéole (eucalyptol). Il a un effet antiseptique et antibactérien vis-à-vis des micro-organismes pathogènes des voies respiratoires. Pour éviter d’autres infections

– L’huile essentielle de Laurier noble est très riche en divers alcools monoterpéniques et en 1,8-cinéole. Cette huile essentielle rentre donc dans le cadre des actifs antiseptiques ayant des propriétés antibactériennes et antifongiques. Elle est également composée d’esters terpéniques qui lui apportent une bioactivité supplémentaire, avec des propriétés antispasmodiques et calmantes.

– Pour stimuler ses défenses, l’huile essentielle d’Origan, à la métabolisation très rapide, a la réputation scientifique d’être …

Alternative santé

Fumigation : tradition et bonne pratique

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La fumigation : traditions et bonnes pratiques

 

Les peuples traditionnels ont tous eu recours à la fumigation, méthode primitive de purification de l’atmosphère souvent teintée d’aspects énergétiques et religieux. Faire brûler de l’encens est aujourd’hui encore une pratique courante, peut-être plus axée désormais sur la convivialité que sur le nettoyage énergétique ou la recherche spirituelle. Elle n’en reste pas moins une technique efficace pour nettoyer l’air ambiant d’un lieu de vie pour qu’on s’y sente mieux, moyennant certaines précautions.

Des confins de l’Himalaya aux vastes plaines de lAmérique du Nord, en Orient, mais aussi en Europe ou encore en Russie, est-il un endroit sur terre où le brûlage de végétaux à des fins de purification n’a pas été utilisé ? Qu’il s’agisse de purifier des temples, des maisons ou des hôpitaux, de chasser la maladie ou les mauvais esprits, d’entrer en contact avec des défunts, des divinités ou d’atteindre soi-même un état modifié de conscience, la fumigation a été pendant des siècles une pratique quasi universelle.

Des centaines de plantes brûlées de par le monde

La fabrication traditionnelle fait exclusivement appel à des produits naturels végétaux. Pour sa confection, la méthode chinoise veut que le bâtonnet ‒ généralement un fragment de bambou ‒ soit trempé dans l’eau puis dans une poudre de plante adhésive, le plus souvent Gonostegia hirtaou Basella alba.

On réhumidifie l’ensemble, puis on le trempe dans de la poudre déshydratée de Pinus yunnanensis(un conifère de la province du Yunnan) qui sert à améliorer la combustion. Après un nouveau bain, le bâtonnet est cette fois trempé dans la poudre d’encens, opération renouvelée jusqu’à ce qu’on obtienne l’épaisseur recherchée. Enfin, les bâtonnets sont pétris pour affiner leur forme et mis à sécher.

L’un des composants les plus utilisés dans l’élaboration des encens de tradition chinoise est la poudre du cyprès de Chine (Cupressus funebris), très prisé pour son parfum agréable et ses propriétés toniques et équilibrantes. On lui adjoint souvent la gaulthérie odorante (Gaultheria fragrantissima), le troène (Ligustrum sempervirens), le pistachier (Pistacia weinmannifolia), le genévrier (Juniperus squamata) ou encore le cornouiller (Cornus oblonga), des espèces implantées sur de vastes surfaces en Asie. Mais au total, ce sont les parties de plus de 400 espèces végétales qui sont susceptibles d’être utilisées ; arbustes, herbes, bois, écorces, racines, feuilles, exsudats…

Tuer les pathogènes et capturer les ions positifs dans l’air ambiant

Une étude indienne (1) a voulu mettre en lumière les véritables possibilités de la fumigation dans l’assainissement d’un espace confiné, comme dans une habitation. Elle a observé qu’une heure de fumigation par combustion d’un mélange de bois et d’herbes médicinales et odoriférantes (appelé havan samagri, très courant en Inde pour de nombreux rituels de purification) entraînait une réduction de 94 % de la population bactérienne aérienne.

Cette capacité de la fumée à assainir l’air ambiant d’un lieu clos perdure au-delà de 24 heures. L’absence de bactéries pathogènes comme Corynebacterium urealyticum (responsable de cystites), Enterobacter aerogenes (responsable de maladies nosocomiales), Kocuria rosea (pathogène opportuniste), Staphylococcus lentus (maladies nosocomiales) ou encore Xanthomonas campestris pvtardicrescens (pathogène des plantes), même trente jours après la fumigation, démontre le potentiel bactéricide de la fumigation aux plantes médicinales.

Quand on sait que l’air ambiant, dans les pays développés comme dans les lieux plus reculés, à l’intérieur autant qu’à l’extérieur, peut véhiculer jusqu’à 1 800 types différents de micro-organismes, dont de nombreuses souches bactériennes pathogènes et résistantes, on mesure mieux l’intérêt que peut revêtir la fumigation aux plantes médicinales et odoriférantes.

La fumée des plantes ainsi comburées capte de grandes quantités d’ions positifs. Ceux-ci servent prioritairement de véhicules aux microparticules pour qu’elles puissent se maintenir en suspension dans l’atmosphère. Lorsque les ions négatifs sont majoritaires, les poussières se déposent. Un air saturé d’ions positifs est délétère pour la santé, tandis qu’une atmosphère riche en ions négatifs (comme au bord de la mer ou à la montagne) est au contraire très bénéfique, notamment pour les voies respiratoires, le système immunitaire et l’équilibre psychique.

Sur les plans subtils aussi…

Les peuples anciens n’avaient aucun moyen de contrôler scientifiquement l’effet de la fumigation en mesurant la teneur de l’atmosphère en ions ou en bactéries. Si elles l’avaient pu, la dimension spirituelle et énergétique de cette pratique en aurait-elle été diminuée ? Pas sûr, car elle reste bien vivante encore aujourd’hui. Après tout, l’une n’exclut pas l’autre. L’expansion planétaire du bouddhisme à partir des années 1970, qui s’en sert notamment pour la méditation, n’est sans doute pas étrangère à la popularisation de l’utilisation récréative des encens.

Sur tous les continents, les hommes ont pratiqué la fumigation pour honorer leurs dieux, éloigner les mauvais esprits ou accompagner leurs rituels. Les Mayas se servaient du copal ‒ résine semi-fossile provenant généralement du courbaril (Hymenaea courbaril), un arbre tropical d’Amérique du Sud ‒ pour honorer leurs divinités, de même que les Incas pour célébrer le dieu soleil. Les Égyptiens faisaient brûler le kyphi en l’honneur de leur propre dieu solaire, Rê. Cette appellation d’encens recouvre diverses recettes comprenant entre dix et cinquante ingrédients, comme le miel, la cannelle, la myrrhe et le bois de santal.

Plutarque évoque ainsi les effets du kyphi dans ses Œuvres morales : « Il s’en exhale une vapeur suave et profitable, qui change les conditions de l’air. Cette vapeur s’insinuant dans le corps au moyen du souffle, le berce d’une manière douce et insensible, l’invite au sommeil, et répand autour de lui une influence délicieuse. Les soucis journaliers, qui sont comme autant de chaînes si pénibles, perdent de leur douleur et de leur intensité ; ils s’affaiblissent et se relâchent, sans le secours de l’ivresse… De cette manière se charment et s’adoucissent les troubles et les désordres de l’âme. »

S’il n’existe à peu près aucune trace d’utilisation proprement médicale du kyphi, il n’en va pas de même du copal. Différentes études en Israël, au Pays de Galles et aux États-Unis ont confirmé son aptitude à créer une atmosphère paisible, propre à influencer le mental de manière positive et relaxante. En brûlant, ce type d’encens active les canaux cérébraux qui soulagent l’anxiété et la dépression. Il s’est aussi révélé capable de réduire la tension artérielle, d’atténuer les maux de tête, de stimuler la concentration et la créativité… et de favoriser le bien-être et le plaisir.

Quelles plantes utiliser en fumigation ?

Les plantes à brûler présentent à peu près toutes des qualités purificatrices sur les microparticules et les bactéries en suspension dans l’atmosphère, même si elles peuvent différer d’une espèce à l’autre. Leurs influences sur les plans de la santé, du mental et de l’énergétique diffèrent plus volontiers :

  • La sauge: de tradition amérindienne, mais aussi celtique, la combustion de sauge blanche (Salvia apiana) a été utilisée en Europe lors des grandes épidémies. Elle produit une fumée dense et « agglutinante » qui capte tout ce qui traîne dans l’atmosphère. D’abord montante lorsque chaude, la fumée de sauge redescend vers le plancher en se refroidissant. Il est donc important de bien laver les sols après une fumigation à la sauge.
  • Le cèdre: sa fumée est purificatrice et prédispose au calme et à la sérénité. Il est censé attirer les énergies bénéfiques et favoriser l’harmonie et l’entente entre les personnes. On utilise principalement les copeaux de bois ou les épines du Red cedar (Thuja plicata).
  • Yerba Santa: cette plante (Eriodictyon californicum) pousse dans les collines arides de Californie et du nord du Mexique. Aussi utilisée en tisane dans la tradition amérindienne pour les affections du système respiratoire, Yerba Santa permet l’enracinement, renforce la confiance en soi et la croissance intérieure, tout en ouvrant à l’amour. Idéale pour les cœurs brisés.
  • Le romarin: il peut être brûlé de la même manière que la sauge, confectionné en petit fagot. D’ailleurs on peut très bien associer les deux. Le romarin évoque la notion de « nouveau départ », qu’il s’agisse de changer une habitude ou de commencer une nouvelle relation ou une nouvelle carrière.
  • L’encens de benjoin: composé de résine naturelle et d’huile essentielle de benjoin roulé autour d’une tige de bambou, cet encens est purifiant et antiseptique, particulièrement bénéfique aux bronches. Il fixe très bien les odeurs. Symbole de prospérité, le benjoin est censé calmer le mental et favoriser l’évolution personnelle.
  • Le bois de cade: arbuste méditerranéen assez commun dans les garrigues du midi, son bois fut longtemps utilisé en fumigation pour éloigner les insectes et assainir les hospices, car la fumée de cade est un excellent bactéricide. Elle aide également à contrôler les addictions et l’anxiété.

Côté pratique, les herbes et plantes aromatiques pouvant être fumigées se trouvent généralement sous forme de cônes, de bâtonnets, de poudre ou de brins conditionnés en petits fagots (appelés « smudge ») à consumer sur un support adapté ‒ coupelle de terre cuite, coquillage épais…

Il existe de nombreux autres produits et assemblages à faire brûler vendus sous le vocable d’encens, mais intégrant des composants synthétiques qui peuvent se révéler dangereux.Dans ce cas, ce n’est guère plus recommandable que les sprays destructeurs d’odeurs et autres diffuseurs de parfums totalement synthétiques vantés sur le petit écran.

Quoi qu’il en soit, pour tirer les bénéfices d’une authentique fumigation tout en évitant ses inconvénients, veillez à ce que ceux que vous choisirez soient exclusivement composés d’ingrédients naturels. Une fois la fumigation terminée, aérez quelques instants. Idéalement, passez un coup de chiffon à poussière humecté et lavez le sol pour débarrasser la pièce des derniers miasmes neutralisés par la fumée.

Plante & Santé

Le secret de ceux qui s’endorment en un instant

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Quand j’étais jeune médecin militaire, j’avais souvent beaucoup de mal à m’endormir. Le stress des bombardements, l’horreur des combats, les hommes qui mourraient sous mes yeux. Tout cela faisait beaucoup d’émotions à gérer.

Le soir, ces images, ces bruits, et même les odeurs très particulières d’un théâtre de guerre revenaient cogner dans ma tête et m’empêcher de dormir.

Hélas, je n’avais pas sous la main les remèdes naturels que j’utilise habituellement. Parfois, je parvenais à cueillir quelques plantes locales, que j’infusais dans une tisane.

Il me restait heureusement une solution de secours : j’avais un petit appareil pour écouter de la musique. Allongé dans mon lit de camp, j’écoutais les concertos pour piano de Rachmaninov. Et la beauté de sa musique apaisait peu à peu l’ébullition de mon cerveau… et je finissais ainsi par trouver le sommeil !

Mais il n’y a pas que ceux qui sont au front qui souffrent de problème de sommeil.

Quel insomniaque êtes-vous ?

Les troubles du sommeil gâchent les nuits (et les journées) de 4 Français sur 10, deux fois plus souvent les femmes que les hommes et d’autant plus que l’on avance en âge.

Certes, il peut arriver à tout le monde de mal dormir un jour ou l’autre. Ce n’est un réel problème que lorsque l’insomnie s’éternise.

Il existe différents types d’insomnies :

  • Quand on ne peut dormir plus de 6 heures par nuit
  • Quand le délai d’endormissement dépasse une demi-heure
  • Quand le temps total d’éveil sur la nuit est supérieur à 20 minutes

On peut parler, si vous êtes confronté à des difficultés d’endormissement, d’éveils multiples, de réveils précoces, d’un état d’éveil fragmenté par des micro-sommeils, ou de la nécessité de faire une sieste.

Il faut toujours comprendre le sens de ces problèmes de sommeil avant d’envisager un traitement, quel qu’il soit.

Les vraies causes des insomnies

L’insomnie peut avoir des causes aussi diverses que :

  • Le stress qui donne lieu à un réveil précoce entre 4 heures et 5 heures du matin, une grande sensibilité au bruit au cours du sommeil et une agitation physique ;
  • Les troubles de l’humeur, telle la dépression ;
  • L’âge : en vieillissant le sommeil s’altère, le nombre d’éveils augmente, la récupération est moins bonne, les somnolences diurnes et le besoin de faire la sieste dans la journée est plus fréquent ;
  • Le syndrome des jambes sans repos : il se caractérise notamment par des gênes au niveau des membres inférieurs (picotements, fourmillements, agacements d’impatience, sensation de courants électriques), une anxiété, une insomnie, des réveils nocturnes, et des troubles de l’humeur (de manière générale, il faut rechercher en priorité un déficit en fer par un dosage de la ferritine).

Les 13 règles d’or pour bien dormir

Je vous livre d’abord les conseils « élémentaires » pour retrouver les clés d’un bon sommeil :

  • Ne pas boire de café, thé, alcool et autres excitants après 15 heures.
  • Boire une tisane calmante, en faire un rituel avant d’aller au lit.
  • Dîner léger.
  • Éviter un excès de liquides.
  • Se coucher à heures régulières.
  • Éviter les somnifères qui ne procurent pas un sommeil naturel et de bonne qualité.
  • Conserver une vie active, sociale le plus longtemps possible, et s’exposer à la lumière du jour quand cela est possible.
  • Éviter de s’endormir en journée, excepté pour une courte sieste, et préserver le contraste veille/sommeil.
  • Se coucher tôt et se lever de bonne heure si possible. L’adage : « La vie appartient à ceux qui se lèvent et se couchent tôt » reste valable, essentiellement pour les personnes proches des cycles du soleil et de la lune.
  • Prendre un bain chaud, deux heures avant de se coucher, l’énergie thermique qui s’ensuit favorise le sommeil.
  • Ne jamais oublier que les amphétamines, les coupe-faim, les corticoïdes, l’abus de somnifères, les antispasmodiques, les bêtabloquants, certains antidépresseurs, le café, le thé, l’alcool procurent des sommeils de mauvaise qualité, légers, instables, en supprimant le sommeil paradoxal et le sommeil lent profond.
  • Éviter de s’endormir tout de suite après le dîneraprès des discussions intellectuelles, après des activités physiques soutenuesaprès des émissions audiovisuelles agressives.
  • Ne vous couchez que lorsque vous ressentez des signaux de sommeil (bâillements, nuque lourde, yeux qui piquent)

Et si votre sommeil se jouait dans l’assiette ?

Evitez d’absorber des glucides (comme des viennoiseries) avant 13 heures. Cette habitude bloque le tryptophane, le seul acide aminé qui parvient au cerveau. Par ailleurs le tryptophane stimule la sérotonine (satiété, joie de vivre) qui stimule la mélatonine (sommeil) laquelle stimule la leptine (modulation du poids). Quel beau système harmonieux !

Exemple de petit-déjeuner :

  • 1 œuf dur, mollet ou à la coque ; ou 2 tranches fines de jambon blanc, sans couenne ; ou 2 tranches fines de blanc de volaille ou de viande des Grisons ;
  • 1 petite tranche de saumon ;
  • Supprimez laitages et fromages qui contiennent 80 % de phosphoprotéines (le lait maternel n’en contient que 10 %). L’excès de phosphore neutralise le calcium, qui est indispensable à l’élaboration de neuromédiateurs.

Réservez donc le lait de vaches aux petits veaux qui eux en ont besoin !

  • L’après-midi, vers 17 h, prenez une collation à base de fruits frais ou secs, seuls ou avec une dizaine d’amandes et/ou 2 carrés de chocolat noir ;
  • Le dîner, je rappelle l’aphorisme « qui dort, dîne ». Consommez des glucides à index glycémique bas (riz complet, quinoa ou légumineuses type haricots blancs, lentilles, pois chiches) et des protéines (poisson). Complétez par un apport en magnésium : à fortes doses (par ex : Bio Mag 2 fois 2 comprimés à croquer).

Un dîner excessif et bien arrosé peut entraîner des troubles du sommeil (de type cauchemar ou réveil à 4 heures du matin) : situations pouvant être améliorées par la prise d’un complexe micro-nutritionnel riche en enzymes digestives [1].

Gardez aussi ceci en tête :

  • Un repas riche en glucides augmente la durée du sommeil.
  • Un repas riche en graisses diminue la durée du sommeil.
  • Un repas riche en protéines augmente la vigilance.

Un traitement adapté à chaque type d’insomnie

1. L’insomnie des personnes stréssées 

Elle se caractérise par un réveil précoce entre 4 heures et 5 heures du matin, avec une grande sensibilité au bruit au cours du sommeil et une agitation physique.

La prise, au petit-déjeuner, de compléments alimentaires enrichis en tyrosine peut être bénéfique pour booster la synthèse de la dopamine.

Les conseils nutritionnels :

  • Boire des eaux bicarbonatées type Salvetat et riches en magnésium.
  • Prendre des compléments de magnésium le soir (250 mg) ;
  • Prendre, 30 minutes avant le coucher, 2 cuillers à café d’une préparation d’extraits d’escholtzia et d’aubépine ;
  1. L’insomnie des personnes dépressives 
  • Il faut commencer par traiter la dépression. S’il s’agit d’une dépression avec un sommeil agité, de type dopaminergique, il faut augmenter les apports en tyrosine le matin.
  • S’il s’agit d’une dépression de type sérotoninergique avec un comportement un peu agressif et une phase de « rumination » à l’endormissement, il faut augmenter les apports en tryptophane le soir.
  1. L’insomnie des personnes âgées

    Avec l’âge, le sommeil s’altère, le nombre d’éveils augmente, la récupération est moins bonne, les somnolences diurnes et le besoin de faire la sieste dans la journée sont plus fréquents.

    Les séniors manquent souvent de fer et de vitamine D. On trouve du fer dans le chocolat, les huîtres, les noix de cajou, le boudin noir.

    Lorsque tout cela ne suffit pas, il faut recourir aux plantes, qui peuvent faire des merveilles (je vous en parlerai en détail une prochaine fois).

    En attendant, n’hésitez pas à adopter la technique du jeune médecin de guerre : lorsque vous avez du mal à vous endormir, écoutez un beau morceau de musique classique !

    Je vous souhaite de très belles nuits, de beaux rêves et surtout, une bonne santé à tous !

    Dr Jean-Pierre Willem 

Les plantes pour bien dormir

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Les plantes pour bien dormir !

Avez-vous bien dormi cette nuit ?

Mais je vous en supplie, ne craquez pas, résistez aux somnifères !

Je sais que ce n’est pas vous, chers lecteurs, que je dois convaincre d’éviter à tout prix les petites pilules du sommeil :

  • Les effets secondaires des somnifères ou des benzodiazépines sont trop importants pour prendre le risque d’abîmer votre cerveau : on sait désormais qu’ils peuvent doubler votre risque d’avoir la maladie d’Alzheimer !
  • Ces médicaments créent l’illusion du repos mais n’offrent pas un « vrai sommeil » réparateur ;
  • En quelques semaines seulement, vous pouvez devenir dépendant psychologiquement et physiquement et mettre votre santé en danger.

Pourquoi aller chercher des médicaments à la pharmacie alors que la nature regorge de plantes qui permettent de donner un coup de pouce au sommeil ?

Mes plantes préférées pour bien dormir

Les plantes sont utilisées depuis la nuit des temps pour soigner de nombreuses maladies. Pour les problèmes de sommeil, il y a plusieurs plantes très efficaces, auxquelles on peut faire appel pour chacun de ces usages :

  • Le Coquelicot, l’Aspérule odorante, le Lotier corniculé, le Mélilot, la fleur d’oranger peuvent assurer des nuits calmes aux enfants et à leurs parents.
  • L’Eschscholtzia favorise l’endormissement. Intéressant chez les enfants (qui font pipi au lit). C’est indiqué à tous les âges de la vie lorsque les troubles du sommeil sont accompagnés de crampes, cauchemars, agitation, douleurs.
  • Le Kawa-kawa est hypnotique, à bonne dose, chez les patients coléreux, agressifs. Dans cette indication, le Rauwolfia s’avère souvent utile, mais ne doit pas être conseillé chez le dépressif, car il diminue l’effet des catécholamines (adrénaline, noradrénaline).
  • Le Tilleul permet de trouver le sommeil lorsque le cerveau est submergé par les tâches quotidiennes ;
  • La Valériane induit le sommeil lors des surmenages nerveux ou intellectuels, surtout lors des manifestations somatiques (faux angor, spasmes digestifs, céphalées). Dans ce cas, ne pas hésiter à lui associer l’Aubépine et la Ballote.
  • Le Houblon, dont les cônes servaient à bourrer les oreillers, est un remarquable somnifère.
  • La Lavande, le Millepertuis et la Passiflore conviennent pour endormir les dépressifs.

On peut utiliser ces plantes en teinture mère ou en bourgeons macérat glycériné 1D, ou même en infusion. Par exemple :

  • Tilia tomentosa Bg. Mac. Glyc. 1D, 1 flacon 125 ml ; 100 gouttes au dîner + 100 gouttes avant de dormir.
  • Le Ficus carica (figuier) gère la sphère psycho-émotionnelle (angoisse). Prendre 2 fois 40 gouttes

Les huiles essentielles et l’homéopathie fournissent aussi des solutions très efficaces, je vous donne mes protocoles détaillés à la fin de ce message, pour tous les types d’insomnie.

Et un remède de « bonne femme »

Un remède de « bonne femme » n’a rien de péjoratif, contrairement à ce qu’on croit.

Si l’on regarde l’ethymologie latine : « Bona fama » signifie « de bonne renommée » !

Il y a une vingtaine d’années, lors d’une conférence sur l’insomnie, une dame m’interpelle :

« Docteur ! à la saison des cerises je retrouve un sommeil apaisant. J’en mange un demi kilo par jour ! ».

Sa remarque était parfaitement pertinente. La cerise contient de la sérotonine. Il suffit de prendre 1 petit verre de jus de cerise. La cerise  douce et acidulée est source de vitamine A, C, de cuivre, de fer et de manganèse (antiallergique).

Une autre recette, un peu plus chère !

Une heure avant de vous coucher, absorbez une flûte de champagne ; le besoin de vous endormir sera imparable. Pendant la nuit, la sécrétion de mélatonine diminue. Elle régule l’endormissement grâce au concours de deux oligoéléments, le cuivre et le fer, dont la déficience entraîne une difficulté à s’endormir. Un verre de champagne contient 12 mg de cuivre et 10 mg de fer ionique.

Ronflements : essayez ceci !

Vous avez peut-être entendu parler de l’apnée du sommeil.

Ce problème se manifeste par des épisodes brefs d’arrêt ou de diminution de la respiration pendant le sommeil.

Ces pauses respiratoires sont associées à des ronflements, une salivation nocturne, une envie de boire et/ou d’uriner dans la nuit.

Lors des apnées du sommeil, le cœur fabrique une hormone qui fait uriner davantage. Ce syndrome peut être favorisé par une hypothyroïdie, et par une prise de poids.

A ceux qui font plus de 30 apnées par heure, le médecin propose de porter la nuit une ventilation par pression positive, contraignante, mais efficace.

Il existe un excellent remède naturel à base de plantes, de vitamine D et de cuivre contre les apnées et le ronflement (voir en note la référence si vous êtes concerné [1]).

Le meilleur moyen de combler le trou de la Sécu !

Avec mon protocole homéo et huiles essentielles ci-dessous, je vous aurai donné de nombreuses clefs pour retrouver un sommeil de qualité.

Vous voyez à quel point les remèdes naturels sont riches et nombreux.

J’espère que ça va vous aider à retrouver le sommeil, et que vous lirez ces prochaines lettres avec encore plus d’intérêt !

Pensez à en faire profiter tous vos proches : je suis sûr qu’ils sont nombreux à souffrir de problèmes de sommeil. Car si 4 Français sur 10 sont insomniaques, cela veut dire qu’il y a des centaines de milliers de lecteurs de cette lettre qui dorment mal !

Si tous les Français pouvaient disposer de cette lettre, on pourrait très vite combler le gouffre de la Sécurité Sociale.

Chers lecteurs, mobilisez-vous et faites connaitre cette lettre à vos amis !

Dr Jean-Pierre Willem

PS : Voici comme promis une excellente recette à base d’huiles essentielles pour tomber dans les bras de Morphée et un protocole complet d’homéopathie.

Ma recette avec des huiles essentielles

Voici une recette de synergie d’huiles essentielles à base de Petit Grain Bigarade (orange amer), à appliquer par voie cutanée :

  • H.E. Citrus aurantium ssp aurantium (feuille) 2 ml
  • H.E. Ledum groenlandicum 0,5 ml
  • H.E. Ravensara aromatica 1,5 ml
  • H.E. Lippia citriodora 0,5 ml
  • H.E. Nardostachys jatamansi 0,5 ml
  • H.V. Rosa rubiginosaqsp 5 ml

Posologie : 5 gouttes, 1/2 heure avant le coucher ; en massage sur le plexus solaire (sternum).

Pour les bébés et les enfants

  • H.E. Ravensara aromatica 2ml
  • H.E. Pinus ponderosa 1ml
  • H.E. Origanum majorana 1ml
  • H.E. Chamaemelum mobile 1ml
  • Gel de carbomer à 2%qsp 50ml

Posologie bébé et enfant : appliquez 1 noisette de ce gel soit sur le plexus solaire, soit sur la voûte plantaire, soit sur la face interne des poignets ou encore le long de la colonne vertébrale, à répéter selon le besoin.

Les solutions en homéopathie

En dehors d’une insomnie due à une maladie, le traitement homéopathique se montre efficace. Voici quelques protocoles homéo adaptés à différents cas.

Tous les remèdes sont à prendre en 9 CH, 5 granules au coucher et à chaque fois que les symptômes se manifestent.

  1. Difficultés d’endormissement (tension nerveuse, stress)
  • Coffee cruda : trop de café, trop d’idées envahissent le cerveau. Émotion après une bonne nouvelle. Arrêter le café ou le thé, voire les excitants ou la vitamine C.
  • Gelsemium : trac avant un examen ou un événement redouté. Inhibition. Paralysie. Prendre une dose la veille au soir et le matin.
  • lgnatia : trop d’émotions, heureuses ou malheureuses. Hyper-excitation.
  1. Fatigue physique ou intellectuelle
  • Arnica : impression de contusion musculaire après un gros effort de sport intensif.
  • China : fatigue physique après une maladie, grossesse, intervention chirurgicale ; suées et malaise complètent le tableau. À prendre pendant une longue période, 2 fois par jour, en 9 CH, 5 granules.
  • Kalium phosphoricum : trop de travail, d’efforts intellectuels, maux de tête et mauvaise humeur (étudiants, chefs d’entreprise). À prendre pendant une longue période, 2 fois par jour, en 9 CH, 5 granules.
  1. Sensation de sommeil
  • Belladonna : réveil juste après l’endormissement. Bâillements. Envie de dormir sans effet.
  • Hyoscyamus : envie de dormir qui disparaît dès qu’on se met au lit. Soubresauts musculaires, tics. Désir d’être nu. Éréthisme sexuel.
  • Stramonium : terreur nocturne avec crainte de l’obscurité : l’enfant réclame toujours de la lumière. Délire avec agitation d’une violence extrême.

Ces trois remèdes font partie de la famille des solanacées qui provoquent délires ou hallucinations. Ils sont efficaces en cas de cauchemars, de délires, en particulier lors d’accès de fièvre.

  1. Réveils nocturnes selon l’heure du réveil.

Les heures de réveil sont toujours très précises et identiques d’un jour à l’autre. Lors des changements d’heure elles se recalent très rapidement sur l’heure de la montre.

  • Arsenicum album : réveil entre 1 h et 3 h avec angoisse profonde. Peur ou évocation de la mort. Correspond à l’heure de la crise d’asthme ou d’une névralgie.
  • Kalium carbonicum : réveil entre 2 h et 4 h avec malaise digestif ou respiratoire. Grande fatigue. Attention, le réveil en fin de nuit est souvent le signe d’une dépression.
  • Nux vomica : réveil vers 3 h avec cogitation à ses affaires professionnelles ou domestiques. Les troubles digestifs chez un gros 1 mangeur et buveur entretiennent cette insomnie.
  1. Décalage horaire
  • Melatonimum 7 CH + Cocculus indicus 7 CH: prendre 5 granules de chaque, 2 fois par jour.

Circadin 2 mg L.R (mélatonine) : Insomnie primaire chez les patients de 55 ans ou plus. Prendre 1 comprimé par jour, 1 à 2 heures après le repas, avant de se coucher. Traitement continu de 21 jours ( pharmacie)

Dc Jean Pierre Williem

Le topinambour : un légume ancien toujours d’actualité

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Le topinambour : un légume ancien toujours d’actualité

 

Aussi connu sous le nom de « artichaut de Jérusalem », le topinambour a été éloigné de nos assiettes pendant des années. Mais ce légume oublié fait son grand retour depuis quelque temps ! Très facile à cuisiner, ce joli légume de couleur brun rosé offre à nos papilles un goût sucré et délicat qui rappelle celui de l’artichaut.

Venus tout droit d’Amérique du Nord, les topinambours renferment de nombreux nutriments essentiels à une bonne santé : potassium, vitamines, protéines, magnésium… Mais quelles sont les valeurs nutritionnelles de ce légume ? Quels sont ses bienfaits sur la santé ? Ses contre-indications ? Voici tous les mystères de ce légume ancien.

Topinambour : quelles sont ses valeurs nutritionnelles ? 

Le topinambour est un légume peu calorique (81.9 g pour 100 g), mais pas seulement. Voici les propriétés nutritionnelles retrouvées dans 100 g de topinambour cuit :

Il est aussi un légume qui renferme une importante teneur en vitamines :

Les valeurs nutritionnelles du topinambour

En minéraux :

  • Potassium : 452 mg.
  • Calcium : 32.9 mg.
  • Magnésium : 14.1 mg.

Et en oligoéléments :

  • Fer : 0.2 mg.

Les bienfaits des topinambours sur la santé

Le topinambour est un légume qui renferme des fructanes, des glucides qui ont de multiples effets bénéfiques sur la santé. En outre, ces derniers participeraient à une bonne santé intestinale et limiteraient les risques de constipation. Ils joueraient aussi un rôle majeur dans l’équilibre de la flore intestinale.

Certains fructanes permettraient également de prévenir l’apparition de certains cancers, en particulier celui du côlon et du sein.

Grâce à son importante teneur en glucides, le topinambour jouerait aussi un rôle important dans la prévention de l’ostéoporose. Il participe également à la baisse du taux de cholestérol dans le sang. En effet, les composés de ce légume aident à diminuer le taux du mauvais cholestérol et à augmenter celui du bon.

Les fibres et les minéraux contenus dans ce légume seraient capables de favoriser le bon fonctionnement du métabolisme.

Enfin, le topinambour est peu calorique et très rassasiant. Il peut ainsi remplacer la pomme de terre pour toutes les personnes surveillant leur ligne.

Les vertus du topinambour

Quelles sont les contre-indications de ce légume ancien ? 

A cause de l’inuline (fibre alimentaire) contenue dans les fructanes, des réactions allergiquespeuvent apparaître après avoir consommé du topinambour (ou un tout autre aliment en contenant (comme l’artichaut, la chicorée, les salsifis…)).

Les symptômes de cette allergie peuvent apparaître sous forme d’urticaire, d’œdème ou de troubles respiratoires. Si l’un de ces symptômes est constaté, il est important de consulter un médecin ou allergologue.

Topinambour : légume ou féculent ? 

Beaucoup de personnes pensent que le topinambour est un féculent. En réalité, il est un légumelégèrement plus calorique que les autres et qui renferme des réserves énergétiques sous la forme d’inuline et non d’amidon. Les autres glucides contenus dans ce légume sont des sucres simples.

Idées de recettes végétariennes à préparer avec du topinambour

Salade tiède de topinambours aux artichauts

Pour réaliser cette salade riche en saveurs, voici les ingrédients nécessaires :

  • 400 g de topinambours.
  • 125 g d’artichauts à l’huile.
  • 1 salade verte.
  • 1 échalote.
  • poire et demie.
  • 35 g de noix.
  • citron.
  • 4 feuilles de sauge.
  • 10 olives.
  • 75 g de fromage de chèvre.
  • 1/2 bouquet de persil.
  • Sel et poivre.

Préparation. Commencez par faire revenir dans un filet d’huile d’olive l’échalote émincée. Pendant qu’elle cuit, coupez vos topinambours en tranches très fines (utilisez un robot ou une mandoline). Coupez ensuite une poire en lamelles.

Incorporez les topinambours aux échalotes, saisissez-les, ajoutez la poire coupée, la sauge ciselée, le sel et le poivre.

 

Prenez une poêle sèche et faites griller les noix. Dès que les topinambours sont fondants et croquants, ajoutez le zeste d’un demi-citron et son jus. Éteignez le feu.

Dressez ensuite vos assiettes. Pour cela, disposez la salade verte, ajoutez les topinambours, la demi-poire coupée en dés et non cuite, les artichauts, olives et le fromage de chèvre coupé en dés. Saupoudrez de persil ciselé.

Topinambours et pommes de terre rôtis au four

Pour ce plat chaud, il vous faut :

  • 600 g de topinambours,
  • 600 g de petites pommes de terre,
  • de la fleur de sel,
  • 2 cuillères à soupe d’huile d’olive
  • et du poivre.

Les étapes de préparation sont les suivantes. En premier, épluchez et lavez tous les légumes.Coupez-les ensuite en quartiers et mettez-les dans un plat à gratin.

Ajoutez le sel, le poivre et un filet d’huile d’olive. Mélangez le tout et mettez au four pendant 45 minutes à 200°C. Durant la cuisson de votre gratin, n’oubliez pas de mélanger 2 ou 3 fois. Au bout de 45 minutes, vérifiez la cuisson.

provenance toutvert 

Mûre : bienfaits et propriétés

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Mûre : bienfaits et propriétés de la mûre.

 

Jérémy Baillet Nathuropate & Iridologue

La mûre, un fruit plein d’antioxydants et riche en vitamines.
C’est le moment d’en faire la cueillette

La mûre du mûrier est riche en glucides et en vitamines, principalement la vitamine C. Une portion de 100 g de mûres peut fournir 40 % de l’apport journalier souhaité. Ce fruit est également source de nombreux bienfaits, comme celui de soulager les maux de gorge par gargarisme.

30 boissons fraîches pour survivre à l’été !

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30 boissons fraîches pour survivre à l’été !

boisson fraiche l harmonie d ardwen geobiologie

 

Avec ce beau soleil, on a envie de siroter des boissons fraîches et vitaminées pour faire un break au cours de la journée… On se régale avec cette sélection d’eaux aromatisées, milkshakes, et smoothies, parfaits pour refaire le plein d’énergie ! Gourmandise et coup de boost assurés.

Les smoothies

On se donne bonne mine grâce aux smoothies à base de fruits : ananas, framboises, pêches, clémentines… Vous avez l’embarras du choix, il suffit de les couper en morceaux (grossiers, pas besoin de vous embêter) et de les passer à la centrifugeuse ou au blender. C’est top pour faire marcher sa créativité, et idéal pour utiliser les fruits trop mûrs oubliés au fond du frigo !

Les milkshakes

Pour préparer des jus un peu plus épais et plus complets (qui peuvent faire office de desserts), on ajoute du lait, de la glace ou du yaourt à ces mélanges colorés… Et hop, on obtient de délicieux milkshakes ! On peut même en faire avec du Nutella pour satisfaire les envies sucrées, ou encore muscler ses préparations avec des épices, comme la cannelle ou le gingembre. Mention spéciale pour le mélange fraise-banane, qui allie pep’s et douceur pour créer une association onctueuse.

Les eaux aromatisées et thés glacés

A savourer aussi : les eaux aromatisées pour s’hydrater lorsque la chaleur est trop accablante… Au citron ou à l’orange, ou sous forme de thé glacé dans sa version US. Si vous voulez éliminer les toxines après une journée fatigante ou une soirée arrosée, optez plutôt pour un jus detox : les effets de ces cocktails minceur se feront rapidement sentir !

>Nos recettes de boissons fraîches pour l’été

Femme actuelle

La vaccination un sujet tabou ?

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La vaccination,
un sujet tabou ?

En France, un chercheur alerte les autorités sur les effets de l’aluminium présent dans la majorité des vaccins. Aux États-Unis, un rapport évoque de possible liens entre le vaccin ROR et l’autisme. De plus en plus de médecins, d’élus et de citoyens se mobilisent afin qu’un débat objectif soit mené
sur la question de la vaccination. Enquête…

Il est des sujets difficiles à aborder de manière calme et sereine. Celui de la vaccination tend à déclencher des réactions très clivées. Cependant, des associations, des médecins, des chercheurs et des élus appellent à ce qu’un débat éclairé et raisonnable soit mené à l’écart de tout propos excessif. Loin d’être contre la vaccination, ils font état d’un manque d’informations objectives données aux familles au sujet des vaccins. En bref : certaines recherches pourtant institutionnelles ne semblent pas bénéficier du même traitement que les communiqués de l’industrie pharmaceutiques. « Dans une démocratie qui se respecte, les bénéficiaires des vaccins ont le droit de tout connaitre sur les médicaments qui leur sont proposés », rappelle le Pr Jean-Bernard Fourtillan, pharmacien et professeur honoraire de chimie.

En leur prêtant l’oreille, nous découvrons qu’il n’y a pas « un » mais « des » débats sur la vaccination : les procédés de fabrication, les possibilités de contamination, les manipulations génétiques, l’ajouts d’adjuvants et conservateurs, les conditions de vérifications cliniques, le calendrier vaccinal et l’accès aux vaccins obligatoires, l’apparitions d’effets secondaires, la nature des liens entre experts gouvernementaux et industrie pharmaceutique, la croissance économique de l’industrie du vaccin… Tous ces aspects devraient être traités avec transparence. Ils ne le sont pas toujours. « On ne peut que s’étonner du peu d’empressement mis par les pouvoirs publics et le corps médical à éclairer l’opinion sur un sujet qui risque de devenir explosif », indique le Pr Pierre Cornillot, doyen-fondateur de la faculté de médecine de Bobigny.

 

Une longue histoire

L’idée de préparer le système immunitaire à surmonter une maladie en créant un contact avec sa forme atténuée ne date pas d’hier. Les chinois et les indiens connaissaient la « variolisation » – un procédé d’inoculation volontaire de la variole par scarification – avant le XIe siècle. Cette pratique a progressivement atteint l’Europe. En Angleterre, Emmanuel Timoni publie un traité pour la Royal Society sur l’inoculation en 1713, Edward Jenner codifie la vaccination en 1796. Si bien qu’en parallèle des grands programmes portés sur l’hygiène et la santé – amélioration des conditions sanitaires et réforme des hôpitaux -, on se met à vacciner dans toute l’Europe. L’ancien professeur de biologie Michel Georget souligne alors, dans L’apport de la vaccination à la santé publique, la réalité derrière le mythe, que la disparition progressive des grandes épidémies ne peut être entièrement imputée aux vaccins. Un exemple : malgré le fait que la vaccination soit devenue obligatoire en Angleterre quelque 20 ans plus tôt, en 1872 une épidémie de variole tue 23 000 personnes, rappelle le Pr Henri Joyeux dans Vaccins, comment s’y retrouver ?. « Les gains les plus spectaculaires en matière de santé publique sont d’abord l’amélioration des conditions de vie », poursuit le chirurgien cancérologue et ancien professeur des universités.

Autres faits historiques : il est arrivé que la vaccination déclenche la maladie qu’elle était censée combattre. Ce fût notamment le cas avec des vaccins contre la rage, la tuberculose ou la poliomyélite détaille Michel Georget dans Vaccination, les vérités indésirables. Certains vaccins ont aussi été contaminés par d’autres maladies, infiltrées via les cellules animales ou humaines utilisées dans leur fabrication. « La mise en œuvre de procédés de purification de plus en plus élaborés n’a pas empêché que des vaccins se trouvent contaminés à l’insu des fabricants », note le biologiste. Deux exemples : en 1938, plus d’un million de brésiliens ont reçu un vaccin contre la fièvre jaune contaminé par l’hépatite B, entre 1954 et 1963, 98 millions d’états-uniens ont été inoculés contre la poliomyélite par un vaccin contenant des virus simiens, reconnus comme pouvant provoquer des tumeurs cancéreuses. Ainsi, s’il est indiscutable que des techniques d’expositions d’individus à certaines maladies ont sauvé des vies, il semble nécessaire de les mettre en perspective.

Un vaccin n’est pas anodin

Cherchant à prévenir les attaques potentielles des bactéries et des virus, des parasites et des champignons, la fabrication d’un vaccin est un procédé complexe. La première étape consiste à mettre en culture les agents pathogènes sur d’autres bactéries, cellules animales ou humaines dans des bains nutritifs divers. Des procédés de manipulation génétique peuvent également être mobilisés. Le produit est ensuite filtré, parfois chauffé, et exposé à des adjuvants, conservateurs et stabilisateurs qui permettent d’atténuer, inactiver, stabiliser l’effet du vaccin. Il s’agit du formol, phénol, aluminium, mercure, borax, etc., dont le taux final dépasse fréquemment les normes fixées par les autorités de santé. Autre étape, cette production doit être testée sur des animaux et des humains, souvent des enfants, avant d’être mise sur le marché. Ceci pose de profondes questions éthiques. Peu de gens se soucient de la condition animale. Certains s’inquiètent de l’incapacité des sujets à mesurer les tests auxquels ils participent ou font participer les enfants qu’ils ont à charge. Des études ont par exemple été menées dans des orphelinats, des instituts spécialisés ou sur des populations du tiers-monde, rapporte Michel Georget. Autres biais : les tests de vérification sont réalisés par les industries pharmaceutiques, les commissions officielles sont composées d’experts ayant majoritairement des liens avec ces firmes internationales, la formation permanente des médecins au sujet des vaccins est presque totalement sous leur contrôle, informe le Pr Joyeux.

Dernière étape : une fois testés, les vaccins sont recommandés selon un calendrier qui peut commencer dès l’âge de deux mois. Les vaccins obligatoires en France sont ceux contre la diphtérie, le tétanos, la poliomyélite (DTP), et la fièvre jaune pour la Guyane. Il y a actuellement une pénurie du vaccin trivalent DTP. « On propose à la place un vaccin à 6 valences contre des maladies dont les nourrissons n’ont pas un besoin immédiat. Son coût est de 39,04€ alors que le trivalent était de 6,10€ », signale le Pr Joyeux. Notons également qu’une dizaine de pays d’Europe n’imposent aucune obligation vaccinale. Que se passe-t-il ensuite ? Rien, normalement. Sauf que la question des vaccins ne va pas sans d’épineux dossiers portant sur ses effets secondaires. « Parallèlement à l’augmentation programmées des approches vaccinales universelles, n’assiste-t-on pas à une explosion inexplicable d’allergies, de maladie auto-immunes ou neurodégénératives, cancers et autres symptômes médicalement inexpliqués ? », questionne le Pr Romain Gherardi dans Toxic Story. Cette question est bien sûr extrêmement complexe. Nous faisons face, au-delà du sujet des vaccins, à une pollution généralisée et croissante. Cependant, de nombreuses études publiées dans des journaux scientifiques à comité de lecture et parfois entendues par les autorités publiques, établissent des liens directs entre ces pathologies et certains programmes de vaccination. En voici des exemples.

L’aluminium, un adjuvant gênant

Il devrait être impossible de trouver un atome d’aluminium dans un être vivant. « L’évolution, qui s’y entend en matière d’adaptation à l’environnement, s’est abstenue d’introduire ce métal dans quelque métabolisme que ce soit de la biosphère », informe le Pr Gherardi. Ce spécialiste des maladies neuromusculaires, chef du service d’Histologie-Embryologie de l’hôpital Henri Mondor, a dirigé pendant 14 ans une équipe de recherche de l’Inserm-université Paris-Est-Créteil. Dans les années 1990, il voit apparaitre une pathologie inconnue, la myofasciite à macrophage, dont les symptômes s’apparentent au syndrome de fatigue chronique ou au syndrome de la guerre du Golfe. Fatigue, douleurs musculaires et articulaires, troubles cognitifs peuvent aller jusqu’à invalider les malades. Face à la croissance inquiétante de cette pathologie, les recherches du Pr Gherardi le mènent aux adjuvants aluminiques utilisés couramment dans les vaccins depuis 1926, dont celui contre l’hépatite B fortement mis en avant dans les années 1990.

Cependant, dès que le chercheur prononce le mot « vaccin », les portes se ferment devant lui, ses articles sont refusés, ses financements se tarissent. En 2004, l’Afssaps, agence dont la mission est d’évaluer les risques sanitaires présentés par les médicaments, déclare que le syndrome découvert n’est pas lié à la vaccination. « Tous les rapporteurs du dossier avaient des liens d’intérêts financiers avec les firmes pharmaceutiques », remarque Gherardi. Il se trouve que suite à l’affaire du Médiator, un médicament contre le diabète, l’Afssaps sera dissoute en partie à cause de sa proximité avec cette industrie. Toujours est-il que le Pr Gherardi et son équipe ne baissent pas les bras. « Depuis 2014, nous avons les preuves scientifiques que le discret adjuvant, loin de se dissoudre dans les tissus après avoir fait son office, non seulement persiste longuement dans l’organisme, mais peut migrer dans le cerveau pour n’en plus ressortir », poursuit le chercheur, qui note que tous les patients examinés présentent des troubles cognitifs, et donc psychiques, d’allures organiques. A la lumière des milliards de personne dans le monde vaccinés avec des produits aluminiques, cela devrait alerter les pouvoirs publics. Le chercheur et son réseau peinent à se faire entendre. Pourtant, lors de l’épisode de la grippe aviaire, la Food and Drug Administration américaine – informée des recherches du Pr Gherardi et des débats sur le rôle des adjuvants vaccinaux dans l’affaire du Syndrome de la guerre du Golfe – exige étrangement des vaccins sans adjuvant pour les USA.

Le vaccin ROR, un dossier explosif

« J’ai été impliqué dans une fraude envers des millions de contribuables au sujet des effets secondaires potentiels des vaccins. Nous avons menti à propos des résultats scientifiques de l’étude. Nous ne pouvons plus nous fier au CDC – Centre pour le contrôle et la prévention des maladies – pour étudier la sécurité des vaccins », a déclaré William W. Thompson lors d’une conversation enregistrée et diffusée dans le documentaire Vaxxed. Ce Scientifique senior du CDC, commentait alors une étude sur le vaccin ROR – Rougeole, Oreillons, Rubéole – menée par son organisme. L’équipe dont il faisait partie aurait falsifié les évidences d’un lien entre ce vaccin et des cas d’autisme. Le taux d’autisme qui était quasiment nul avant 1930, est passé à 1 cas sur 45 enfants aux Etats-Unis en 2014. « Au début des années 90, la hausse de l’autisme a été si importante et si rapide que j’ai senti que je ne pourrais jamais suivre », informe Doreen Granpeesheh, fondatrice du Center for autism and related disorders. Il est encore difficile d’avoir du recul sur ce dossier controversé et toujours en cours auprès des autorités américaines.

Tout a commencé lorsque le chercheur gastroentérologue britannique Andrew Wakefield a publié dans The Lancet en 1998 une étude établissant un lien entre le vaccin ROR et ce qu’il a appelé « l’entérocolite autistique ». « Ce que nous avons découvert et signalé pour la première fois était ce lien entre ce qui semblait être un nouveau type d’inflammation intestinale et la régression autistique chez les enfants qui se développaient normalement avant de recevoir le vaccin contre la rougeole, les oreillons et la rubéole », résume le gastroentérologue. L’affaire fut si contestée que son article fut retiré du Lancet en 2010. Le témoignage de Thompson relance le dossier. Une question : si un lien est établi entre le vaccin ROR et certains cas d’autisme, qui doit dédommager les familles ? L’état, en raison des contrats avec l’industrie pharmaceutique. Serait-ce pour cela que les autorités américaines ont des réticences à faire face à ce dossier ? Cependant comme le rappelle le politicien Dan Borton, membre de la chambre des représentants, le temps est compté. Le taux de cas d’autistes ne cesse de croitre et ces enfants peuvent vivre longtemps. Qui va prendre soin d’eux ? « Ce sera nous, les contribuables. (…) Donc nous ne pouvons pas laisser les compagnies pharmaceutiques et notre gouvernement dissimuler ce gâchis aujourd’hui, car il ne va pas disparaitre ». Plus proche de nous, le Pr Gherardi, s’étonne de l’attitude des responsables politiques qui optent pour une « privatisation des gains, mutualisation des pertes », dans laquelle l’état et donc les contribuables, sont perdants.

Une situation clivée

D’un côté, plus de 120 nouveaux produits vaccinaux seraient en préparation. Selon le cabinet d’études Alcimed, le chiffre d’affaires de la vente des vaccins, qui était de 26 milliards en 2011, devrait atteindre 80 milliards de dollars d’ici à 2025. Sanofi-Pasteur, GlaxoSmithKline, Merck, Pfizer et Novartis se partagent un marché lucratif. De l’autre côté, de plus en plus de parents se mobilisent et s’informent. Les pétitions lancées par des associations d’usagers telle que la Ligue Nationale pour la liberté des vaccinationsou l’ association Famille Santé Prévention , se multiplient et arrivent à dépasser le million de signatures. « Alors que la défiance de nos concitoyens envers les vaccins s’accentue il me semble que débattre de la politique vaccinale en France est une nécessité absolue », déclare la députée européenne Michéle Rivasi sur son site internet. Et comme nous l’avons vu, de nombreuses figures du monde médical et scientifique continuent d’alerter les autorités en place. « Nous ne prenons pas position en faveur ou contre l’obligation vaccinale, mais nous demandons à ce que le débat soit ouvert », répète le Pr Daniel Floret, président du Comité Technique des Vaccinations en France.

Norme de qualité de l’air AVRIL 2017

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Norme de qualité de l’air

AVIS de l’Agence nationale de sécurité sanitaire de l’alimentation, de l’environnement et du travail relatif aux normes de qualité de l’air ambiant

L’Anses met en œuvre une expertise scientifique indépendante et pluraliste. L’Anses contribue principalement à assurer la sécurité sanitaire dans les domaines de l’environnement, du travail et de l’alimentation et à évaluer les risques sanitaires qu’ils peuvent comporter. Elle contribue également à assurer d’une part la protection de la santé et du bien-être des animaux et de la santé des végétaux et d’autre part à l’évaluation des propriétés nutritionnelles des aliments. Elle fournit aux autorités compétentes toutes les informations sur ces risques ainsi que l’expertise et l’appui scientifique technique nécessaires à l’élaboration des dispositions législatives et réglementaires et à la mise en œuvre des mesures de gestion du risque (article L.1313-1 du code de la santé publique). Ses avis sont publiés sur son site internet

AVIS et RAPPORT de l Anses relatif aux normes de qualité de l’air ambiant AVRIL 2017

Perturbateurs endocriniens : urgence sanitaire dans nos placards

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Perturbateurs endocriniens : urgence sanitaire dans nos placards

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La Commission européenne soumet à nouveau au vote des Etats ce mardi sa définition controversée de ces substances chimiques omniprésentes. ONG et scientifiques espèrent une vision large permettant de les encadrer au mieux, tandis que les groupes d’intérêt cherchent à la restreindre.

Perturbateurs endocriniens : urgence sanitaire dans nos placards

Cosmétiques, produits d’hygiène, matières plastiques ou encore résidus de pesticides dans nos assiettes : les perturbateurs endocriniens (PE), ces substances chimiques susceptibles de modifier le système hormonal et d’être à l’origine de diverses maladies, sont à peu près partout. Et nous en sommes tous imprégnés. Ce mardi, la Commission européenne soumet une nouvelle fois au vote sa définition des PE. Le but : mettre en place la première réglementation au monde sur le sujet. Car l’utilisation des PE n’est pour l’instant nulle part encadrée, alors que, comme l’écrivaient en décembre une centaine de scientifiques dans le Monde,«jamais l’humanité n’a été confrontée à un fardeau aussi important de maladies en lien avec le système hormonal : cancers du sein, du testicule, de l’ovaire ou de la prostate, troubles du développement du cerveau, diabète, obésité, non-descente des testicules à la naissance, malformations du pénis et détérioration de la qualité spermatique.» D’une définition de Bruxelles plus ou moins restrictive découlera une réglementation plus ou moins sévère. Celle de l’Organisation mondiale de la santé – «une substance ou un mélange exogène, possédant des propriétés susceptibles d’induire une perturbation endocrinienne dans un organisme intact, chez ses descendants ou au sein de sous-populations» – fait consensus chez les scientifiques.

«Etats flottants»

Mais les résistances à toute réglementation ambitieuse sont «très fortes». Et vont de pair avec une «tentative d’instrumentalisation de la science», déplore Rémy Slama, épidémiologiste environnemental à l’Institut national de la santé et de la recherche médicale (Inserm). «Les preuves et connaissances scientifiques élémentaires sont mises en doute à des fins politiques, comme cela a été le cas pour le tabac ou l’est encore avec le changement climatique. Les perdants ne sont pas les scientifiques, mais la société», s’insurge-t-il. Le lobby de l’industrie chimique a tout fait pour affaiblir les critères retenus dans la définition des PE par la Commission. Et ainsi éviter qu’ils ne soient mieux réglementés dans l’UE. Bruxelles a ainsi établi en 2016 qu’«un PE est une substance qui a des effets indésirables sur la santé humaine, qui agit sur le système hormonal et dont le lien entre les deux est prouvé». La définition a provoqué un tollé, tant le niveau de preuves qu’elle demande est élevé.

En décembre, la Commission avait échoué à convaincre les Etats de voter pour sa définition. Si «quelques progrès» ont été réalisés dans la version présentée ce mardi, selon l’ONG Générations futures, la définition que va soumettre la Commission «demande toujours un niveau de preuves trop élevé et prévoit des dérogations inacceptables». Impossible de se prononcer sur l’issue du vote. «Il suffirait que certains pays passent de l’abstention à un oui pour changer la donne», décrit François Veillerette, directeur de Générations futures, qui se méfie des «Etats flottants» (Italie, Malte…). Même si le non l’emporte, ces allers-retours ne pourront durer éternellement. La Commission, avec sa réforme de la «comitologie» (lire page 4), comptabilisera différemment les abstentions, pour forcer les Etats à assumer leur position.

Dans la lutte contre les PE, la France fait figure de leader au sein de l’UE. Elle interdit le Bisphénol A dans les contenants alimentaires depuis 2015, alors qu’il reste autorisé dans le reste de l’Union à l’exception des biberons. Et le 21 décembre 2016, elle s’était opposée, avec la Suède, à la définition controversée des PE proposée par la Commission, l’obligeant à revoir sa copie. «Un recul dans l’action de l’Union de protection de la santé de nos concitoyens et de notre environnement», déplorait la ministre de l’Environnement, Ségolène Royal, dans une lettre au président de la Commission, Jean-Claude Juncker. La France appelle à une classification des PE en trois catégories : avérés, présumés, suspectés. Comme pour les cancérigènes.

Le 22 février, le Sénat s’est saisi de la question, en adoptant une résolution appelant le gouvernement à «interdire l’utilisation des phtalates dans les jouets, les produits cosmétiques et dans tous les dispositifs médicaux», à accentuer la «lutte contre l’exposition des enfants aux PE» dans les crèches et les écoles, et à «interdire la pulvérisation de produits chimiques aux abords des zones d’habitation et des écoles».

Les perturbateurs endocriniens se sont d’ailleurs invités dans la campagne française : Yannick Jadot et Jean-Luc Mélenchon évoquent leur volonté de s’y attaquer, quand Emmanuel Macron ménage la chèvre et le chou : tout en préconisant une «interdiction progressive de certains PE», il estime que leur «éradication complète n’est pas possible». De son côté, le Front national fait de cette question une nouvelle preuve que «la protection du vivant et des consommateurs ne peut se faire dans le cadre de l’Union». C’est ce qu’écrit le parti dans un communiqué intitulé «Seul le Frexit nous protégera des perturbateurs endocriniens !»

«Soupe» de substances

Mais c’est Benoît Hamon qui s’y attaque le plus frontalement : il veut interdire «les perturbateurs endocriniens, les nanoparticules et les pesticides dangereux» dans l’alimentation, en vertu du «principe de précaution». Principe que François Fillon juge «dévoyé et arbitraire», et veut enterrer. Les industriels jurent qu’autoriser l’exposition à des faibles doses de PE ne poserait pas de risques pour la santé. Mais, souligne Rémy Slama, «on sait que les hormones naturelles ont des effets sur le système hormonal à des doses extrêmement faibles. Par ailleurs, nous sommes exposés à une « soupe » de substances qui, ensemble, peuvent produire un « effet cocktail » nocif, et l’identification des « doses sans effet » s’appuie parfois sur une démarche simpliste».

A ses yeux, cela justifie la décision du Parlement européen, en 2009, de suivre une logique «d’exposition zéro» pour les PE présents dans les pesticides. Décision qui revient à appliquer le principe de précaution en interdisant les pesticides contenant des PE. «Le travail des industriels consiste à créer de nouvelles substances, efficaces et plus sûres,avance par ailleurs Rémy Slama.Les CFC ont été interdits dans les réfrigérateurs car ils détruisaient la couche d’ozone. Nous avons toujours des réfrigérateurs aujourd’hui. Suivre la même logique pour les perturbateurs endocriniens répondrait à une urgence de santé publique, et cela pourrait faire émerger de nouveaux acteurs industriels.»

Isabelle Hanne Coralie Schaub  LIBÉRATION 27 février 2017